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22 novembre 2005 2 22 /11 /novembre /2005 16:22

Connais t on  sa mere?
                                        je ne le crois pas, la mienne demeurera  un mystère.
                                       Enfant non désiré, cet aveu me fut confié par mon père, un dimanche de janvier 1972  " n en veut pas a vevette de ne t avoir pas aimé comme elle aurait dû, tu etais non desiré, en plus, les conditions de ta venue, pendant un voyage ,n on t rien fait pour que par la suite cela aille mieux!"
                                       Ce jour là, ce que je pressentais, est arrivé, le ciel me fut tombé sur la tete, que ce ne fut pas pire..d autant que cet aveu ne me fut pas fait dans le blanc des yeux: je revois mon pere , debout, mains dans le dos, a la fenetre de la chambre de l appartement , regardant dans le vide, moi sur le seuil de la chambre, cette fin d apres midi là.
                                         Je ne sais qui a poussé a faire cet aveu, peut etre sa mère,qui depuis des années me serinait la   même chose, mais je savais trop l antagonisme entre elle et sa bru pour y croire  ou l admettre .....quand on est fils, on a du mal a admettre ce genre de chose, meme si tous les evenements antérieurs , vous ont prouvé que cela etait ainsi....
                                         Qu est ce qui a pu faire que cette femme, au demeurant , si jolie , n a pu habiter un peu d amour; elle a des qualites : travailleuse, austere sans doute, avec des elans de generosites, mais a se demander si ce qu elle donne n  est pas calculé, en vue d un retour.. 
                                         Tout petit, deja, j etais sa tete de turc: douillet, difficile, j avais tous les qualificatifs pour me deconstruire....des episodes  de certaines de ces attitudes me reviennent: Saint gervais, l unique visite en 4 années, ce jour là , nous descendons au Fayet , par des ponts de bois, je marche devant, mes petites jambes de 7 ans me portent....trouvant sans doute que je vais pas assez vite, me lance son sac, dans les jambes , a la pliure de mon genou""allez, avance plus vite, on va etre en retard..." dans les minutes qui suivent notre arrivée, minaudant devant une patisserie" allons, montre moi ce que tu veux " moi, ne sachant pas le nom des belles choses, montre du doigt: "on ne montre pas du doigt!", le midi suivant , c est la place la plus en vue dans le plus beau restaurant du fayet , afin que tout le monde voie que je sais  decouper ma truite tout seul....
                                           Ces episodes de Galerie sont nombreux, toujours paraitre, mais si je le malheur de lever les yeux:"alors tu les baisses tes yeux"..!.souvent je suis perdu dans mes sentiments. plus tard je lirai" le bon petit diable ", eh bien , bizarrement, je trouverai a sa lecture, les memes attitudes que la mere macmiche....
                                            L entrée dans les pensionnats se deroule toujours de la mere maniére: " je vous améne , bernard, et si il n est pas sage , n hesitez pas a frapper !...comme entrée en matiére on fait mieux.!
                                            Question tendresse, je crois que les glaces du spitzberg, en ont plus: je me souviens que lorsque j etais petit (5, 6 ans) quand de maniere spontanée, je la trouvais occupée a une tache quelconque et je voulais, manifester une tendresse, un baiser, la reaction etait immediate" qu est ce que tu veux, tu sais que je n aimes pas les caresses de chat!"
                                           Je repartai dans mon coin , boudeur et depité..
                                           Souvent je me suis pose, du pourquoi de ces eloignements des miens, sans doute ne supportait elle pas à avoir elever un enfant, pas comme elle le desirait, pour mon frere  et ma soeur c etait differend: lui desiré et attendu comme le messie, et ma soeur, une fille! c est tout dire.....
                                           Pourtant, tout n est pas noir, et tout petit on ignore ,ce qui a pu , separer ou rassembler des etres, ce qui importe c est ceux qui vous bordent, vous nourrissent et l image de l amour ,je l ai devant moi, quand mon pere saisi maman par la taille  , la souléve, et lui dit"ma chatte , ma tigresse"...
                                          .Par les obligations de l un et de  l autre, professionnelles, s entend, la famille va s eclater: mon père, les obligations hotelieres, il etait saisonnier, choisissait ses employeurs et recommencait au saison suivante,quand appele a la direction des hotels, partait, souvent., quelques mois , et ne revenait pas!
                                         .Ce pouvait etre Marseille, Cannes, Saint Raphael, Thonon les Bains, que sais je encore? Alors il partait pour  de longues periodes.
                                         Son caractere lui faisait entendre les choses de la maniere suivante: il dirigeait de main de maitre des hotels et quand il rentrait a la maison, c etait pour avoir la "paix"; le complexe du colonel, parait il; alors c est maman qui prenait tout en charge, qui prenait toutes les decisions, pour mon frere , ma soeur et moi
                                        .Ma soeur, est la derniere. Mistoufle qu on l appelle. oh, une coquine!  elle venait nous  embeter,pincait et lorsque nous criions, c est nous qui prenions les roustes..
                                        Maman ne tolerait pas le bruit dans l appartement, ni de pleurs inutiles ,deja la "dure"!  Maman, son metier, c est couturière.
                                        Son metier, elle le sait, elle l a appris sur le "tas".
                                        Pendant la guerre, el a deja eu son affaire a verdun :laine et tissus, et après sur la cote d azur, elle s est employait chez des israelites, dont elle a apprit le metier de couturiére.
                                        De couturière , elle est passée dame patronière, apres employée, employeur.
                                        De maman , du point de vue vestimentaire , nous n avons rien manqué, de fantaisie aussi, car ils nous est arrive d d etrenner, porter ,des modeles qui ont servi apres, pour des collections , (maman savait habillait tout le monde, homme, femme forte, enfants): nous etions gates de ce coté là.
                                       Je me souviens, d un habit , que maman , avait fait pour ma soeur: DONALD,qu elle a créée: une culotte bouffante, des bas avec petites pattes, un spencer bleu, a grands boutons blancs, avec un grand noeud autour, et pour finir  le tout,un  petit  beret bleu, avec une langue noire derrriere.! imaginez ce petit donald, c etait ma soeur!
                                       C etait ce genre de choses que maman nous affublait pour nous montrer ,remontrer ,qu elle tenait a nous!, a sa manière!
                                       Les vicisitudes de la vie , les contraintes, et puis les maladies, les accidents, mon accident, ont fait que j ai dû tres tot, etre separé des miens. ,une fois ,dans la Nievre chez des gens , que je connaissais pas, dans une ferme: je me souviens de ces grands bols de lait, tires du pis de vache, de ces messes, ou l on  distribuait le pain , coupé en morceaux, dans des corbeillles, au moment de la communion...
                                      et puis ensuite 56/57 :Saint Gervais les  Bains.....

Nouveau :...

 

Depuis 1997,

ma maman ,ainsi que ma soeur,

avaientt décreté que je ne faisais plus partie de la famille,

aussi les relations s'etaient éteintes d'elles mêmes....

et

ce matin du 13 janvier 2010, à 9h30

je viens d'apprendre

que ma maman , GUYOT Henriette née Hauswald,

née le 23 fevrier 1923 à Verdun

est décédée au Chateau de Mornay,

un centre de convalescence, des suites d'un cancer,

le 24 decembre 2010,

le même jour que son père Charles Hauswald,

le 24 decembre 1972,

que le corps de ma maman a ete crématisé

au cimetiere du Mireuil,

à la Rochelle,

que son urne doit être recupérée par ma soeur,

 Monique Dorsainville née Guyot

pour être transportée au Père lachaise.....

comme quoi,

la haine et les rancoeurs des êtres pousuit les gens

au- delà des convenances.....

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