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24 novembre 2005 4 24 /11 /novembre /2005 11:54

                                                                  Saint Gervais les Bains, une pension , " les tilleuls", je m en souviens comme si c etait  hier.

                                                                  Une allée de graviers, le pensionnat jouxte la ligne du TMB( le train Mont Blanc) avec ses voies a cremaillères, noir et blanc , bleu et blanc. 
                                                                  Une grande terrasse, a gauche, apres la porte d entrée, le bureau du directeur, a droite, un grande salle à manger, au dessus des dortoirs, auquels on accede par un escalier de bois ajouré, derriere le bureau du directeur une autre salle....ainsi, apres, les premires armes a Sasserno, a nice, chacun dans son ecole, privée, mon frere dans la sienne, ma soeur chez les "bonnes soeurs" , et moi, en pension,l ecole publique nous etait interdite. 
                                                                  Faut dire que j avais la sante fragile , ou se l imaginant comme telle, maman voulant se debarrasser un peu de moi , ou de ma pesante presence, car j ose dire que j etais curieux, posait des questions sans arret,je voulais tout savoir, et doté d un tempérament "vif", considéré, alors comme "caractériel".
                                                                 Qu est cela pouvait dire?
                                                                 j avais horreur de l injustice et piquait de fortes colères..
                                                                 Pour l ecole nous devions aller , dans un batiment situé dans un verger en pente ;pres de l entrée du verger, je revois encore, ce bloc creusé qui recoit l eau du terrain en pente.
                                                                 La maison est haute, et il nous faut la contourner pour acceder a un balcon de bois qui ouvre sur un reduit avec poele Godin , puis la salle de classe; plus tard ce sera chauffage au gaz, en bouteille, sur radiant a roulettes...dans le verger, il y a des noisetiers , des pommiers .
                                                                Je revois encore , le maître, en blouse grise, tres impatient celui ci, ne tolerant pas que nous ne comprenions  pas les lecons.
                                                                Mon esprit curieux me portait plus sur la geographie, l histoire ,le francais,et parler, decouvrir , cela etait beau...mais depuis mon plus jeune age , les chiffres me rebuttaient., de cette facon , où mon esprit etait agencé, il y avait un paradoxe: quand j avais a faire avec les chiffres, j etais comme tétanisé. et cela m a suivi, longtemps. 
                                                                Et les instituteurs ne comprenaient pas qu avec mon esprit de synthèse, ma facilité d elocution , ma memoire ,la facilites de faire d autres choses, puisse se defaire avec l aritmethique ; un jour, cela deboucha sur un drame: le Maître, me prenant par les oreilles, me tapa la tête sur le tableau" je vais te les faire renter tes lecons , dans ta sale caboche"....
                                                                Heureusement il y avait pour compenser cettes brutalité, une maitresse, pour les autres matières et de facon plus douce, ce qui n excluait pas coups de regles sur les doigts...lorsque les lecons etaient mal apprises., c etait la maniere forte.
                                                                 Voila la 1ere facon d apprendre que j ai connu, de faire rentrer les maths  dans la tête d un petit garcon et de bien d autres encore...
                                                                 J ai passé quatre années dans ce pensionat. Il y a eu de mauvais moments de solitudes, des parents, qui ne venaient pas me voir et des bons moments, de decouvertes. Il  y avait une dame , que j appellai " Tatie",c etait un substitut de "maman" en l absence du directeur. Comme j etais un enfant vif, que je dormais tres peu, que j avais l habitude , pour m endormir , de m enfoncer tres loin , au fond de mon lit, ou de me bercer, prenant peur qu un accident survienne , elle me prenait dans sa chambre de surveillante où tronait une television, ou j ai pu tres tot(1956) assister a des feuilletons( fleche brisée" ou "rintintin et rusty.".."aigle noir".
                                                                   Ce sont mes 1eres images de television. Elle me protegeait contre moi même car quand j etais en solitude, je devenais violent, meneur de groupe, j inventai des blagues et etait coriace. Elle avait tres bien compris que pour m apprivoiser, il fallait  s interesser a moi. j ai beaucoup appris dans cette pension: les Noels, c etait des grandes fêtes, une grande creche, même: on montait les chaises sur les tables, pour faire une grotte , on recouvrait le tout de papier rocher, et on animait une creche vivante, dont nous etions les acteurs.
                                                                    Nous decoupions dans des papiers dorés des etoiles, confectionnons des palmiers en papiers crepon multicolore,....pour la salle à manger. Nous etions deguisés, qui, en bergers, anges, santons de creches et chantions des chants de noels.....parfois, le soir, "tatie", nous faisait ecouter les disques du Père Duval ou de soeur Dominique......
                                                                    Le soir de Noel,pres du grand arbre, nous deballions nos cadeaux, envoyes par les parents: le 1er , ce fut un train  mecanique, que l on remontait a clef; curieux , je voulu voir comment cela fonctionnait, j ouvris les languettes de la loco, le ressort sauta, et fini , je ne pouvais plus le faire marcher..un autre Noel , ce fut une boite de jeux de societes: loto, dominos, petit cheval , la roulette. qui finira , un jour de colere, en bas de l escalier car un des nôtres avait triché,.etc...., un autre  noel, un jeu mikado et fils de scoubidou... 
                                                                     Au printemps, c etait les jeux de billes sur sable, dans l espace, situé entre la voie du tmb et la terrasse....
                                                                    Un jour,nous avons  vu descendre ,au Fayet ,un train dont les occupants agitaient des drapeaux multicolores...Un autre jour de la terrasse, nous avons vu une eclipse , en plein jour,le matin...
                                                                     Le directeur posseda de nombreuses voitures: la 1ere, je m en souviens c etait une Versailles, nous sommes montés a huit, dedans..la deuxieme c etait une Panhard, elle faisait un bruit de vaisselle, a tel point que lorsque nous faisions des batailles de pelochons au deuxieme niveau des dortoirs, nous l entendions venir et nous calmions.....la troisieme fut une ds, ou plutot  une Id, c etait la voiture du General, alors le directeur , etait fier de posseder la même, c était quelques temps avant que maman vienne me rechercher... 
                                                                     Parfois les jeux etaient plus dangereux.  C etait les glissades et les paris. Le jeu consistait a dire " t es pas cap" " t es pas chiche" alors pour relever le defi nous avions un jeu: l escalier tourne en colimacon , sur son coté droit une fenetre a rebord, juste devant les premieres du palier, le jeu consistait a s elancer de la fenetre , a pieds joints sur la premiere marche, une fois , j eus un loupé, cela me valut, une ouverture du menton , dont je portes encore la trace, des fils ayant ete necessaires, pour me recoudre.
                                                                      Le dimanche, nous devions aller, a la  messe; pour cela nous devions traverser tout le village. je revois, encore, et je sais qu il existe encore , ce grand sapin , pres de l église. L hiver c est habillés de gros puls et chaussés de raclettes que nous  nous y rendions.
                                                                      C etait aussi, les promenades dominicales aux alentours, l automne nous cueillons des pommes, du verger de l ecole, fabriquions des flutes avec du noisetier....cueuillons des cerises, que dis je , des branches de cerisiers , en juillet pour la lecon de chose, decorions nos oreilles de cerises..examinions comment  elle était constituée la cerise. Le gouter, les premiers années etaient composées de 2 morceaux de pains et d un sucre, ensuite, plus tard, barre de pâte de fruits. 
                                                                      Mais meme loin, mon grand pere maternel pensait a moi, et je me rappelle qu il m envoyait des livres"la collection rouge et or", je les devorais. quand j etais dans un livre, plus rien n existait, meme les repas , etaient une contrainte, pourtant j etais gourmand.....je me voyais transporte dans l histoire.
                                                                      Le cadre de Saint Gervais etait enchanteur, ces montagnes tout autour, ces roses sur la neige , ces couchers flamboyants....pourtant , bien des années plus tard (en 1996) soit 36ans apres avoir quitté ces lieux, je les retrouvais: c etait, lors d un periple sur annecy, et je decidai de revoir ces lieux, pris le train avec "Bayou", et les point de reperes etaient la gare TMB, je longeai les voies, reperai la cloture de bois, et là, la plaque emaillée " les tilleulls" etait toujours fixée sur la facade....faisait le tour, pour decouvrir la maison inocupée ou presque: un ouvrier dont il s avera etre le nouveau proprietaire, m ouvrit.
                                                                      La maison avait ete fermée pendant 12 ans.ll transformait la maison en gites et occupait la partie haute en maison d habitation pour sa famille, ainsi, je pus reserver pour l année suivante: je logeais avec bayou dans l ancienne salle à manger devenue salon  et cuisine, la cuisine ancienne devenue chambre , auquelle avait ete rajoutée une salle d eau.,le 2eme gite constitué du bureau de l ancien directeur et salle de jeux et noel devenant  un autre gite.......
                                                                      Tout me semblait petit a moi , où cela me paraissait grand avant.....
                                                                      Ce fut un sejour merveilleux. je revis l ancien directeur, mr Jean et les  retrouvailles furent emouvantes,.nous sommes remontes au glacier, par le TMB,avons assiste à un lever de lune, derriere les sapins, pres de l ancienne ecole, fait le tour du village, changé, mais toujours aussi dynamique.

                                                                        Maman n est venu qu une fois me voir en 4 ans de pensionnat et encore ce jour là, commencait mal, car elle avait beaucoup change et lui avait fait remarqué, c est le fameux jour du sac dans les tibias et genoux....au Fayet.
                                                                          Un jour elle vint me chercher ,nous devions passer par Lyon ou monique venait d etre opérée d un rein a clinique Blanche, avons logé a l hotel.
                                                                         Ce jour là , elle me fit la toilette et insista lourdement sur la proprete de mon zizi..je trouvais ce geste fort deplacé. j allais dans ma onzieme année.. d ailleurs , la chose sexuelle me rebutait, depuis longtemps...
                                                                          Quand nous prenions le bain le samedi, a la pension, je cachais souvent avec mes mains mon bijou...
                                                                          Malade, une jeune pensionnaire ( y en avait tres peu) me dit , tu sais on va faire un jeu , " as tu deja vu, et sais tu où les femmes mettent leur argent"? je suis naif et ne flaire pas le piege, je repons " non, je ne sais pas!" eh bien regarde, et de baisser sa culotte , ecartant son sexe y met une piece , la retire....
                                                                         je suis  ecoeuré par le geste et sa promptitude. alors dit " tu vois, c est simple.." je restais abasourdi, et pendant longtemps cette image sale pertuba ma vision du sexe de la femme. ;elle ne vit pas mon sexe, mais de ce jour, je le considerai comme une affaire secrete et sacrée, ce devait etre en 1959, ou 1960, quelque mois avant que maman vienne me chercher...

                                                                        Ce qui peut expliquer, mon trouble durant le voyage a Lyon.

                                                                        Pour les soins , je me rapppelles la cuti, le" charbon" pour notre gorge, et pour notre hygiene dentaire, le savon de marseille, degoutant!

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commentaires

laloue michel 08/05/2015 20:59

bravo pour ta sincérité et les quelques souvenirs marquants qui te suivent depuis toujours ...

Pomme d\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\\ 03/12/2005 14:32

Drôles de coïncidences ! aprés t'avoir lu je me sens très proche de toi.
Par d'infini petits détails mes yeux ont vu les mêmes choses à des dates différentes qui sont restés grvaés dans ma mémoire!
ton texte tes mots m'ont "chamboulée"
Pomme!

25 12 25/11/2005 17:04

la scène de cette pièce cachée..... on ressent bien le trouble de l'enfant