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4 décembre 2005 7 04 /12 /décembre /2005 19:17
                                                             Dans ces douches, la pudeur n etaient pas a l honneur, nous devions nous deshabiller tous ensemble.....tant l annee 62 ou 63 ne posaientt pas de problemes a ce niveau là, mais l année 64, c est autre chose...

                                                             L hygiene etait stricte et  pas moyen d y echapper, ce qui me genait et commencait a m interroger c etait mon corps....j etais le plus agé du groupe, des poils commencait a pousser, j etais l objet de regards, sous la douche....

                                                             Un jour je crus que j etais malade, je me reveillai , avec mes cuisses mouillées, je constatai que c etait pas du pipi....je dis " Monsieur, je crois que je suis malade, j expliquai pourquoi, un peu en retrait,il me dit "viens , à la recre , je t expliquerai, et a l instant etabli, il me dit , "tu deviens un homme", sans plus d explications.........pourtant je voyais bien , que des mouvements furtifs de couvertures,  de mes camarades,le soir ou matin portaient  interrogation, ensuite je sus...., car souvent mon sexe devenait dur à mon toucher.....mais pourquoi faire? 

                                                             Ce qui me genait le plus c etait le regard oblique des educateurs qui jaugeait nos changements, reluquait nos intimités....et d aillleurs nous commencions à entrevoir que certains y trouver un certain plaisir appuyé......et mes  camarades découvraients leurs erections nocturnes un peu affolés, et demandaient à être rassurés.......enfin, apres quelques mois , nous ne cachions plus les uns des autres et des jeux un peu sales, branlettes, comparaison de longueurs respectives de nos sexes,( car certains plus jeunes que moi,sexe en repos, avait deja de beaux outils) , achevaient de nous dessiler les yeux....

                                                               Ce fut l année 65 qui acheva notre  approche sexuelle: en effet, nous avions catechisme, le jeudi, et le pere Manfred, Dominicain belge, jeune, de 30 ans environ, nous proposa le theme de l Amour: "qu est ce l amour pour vous?

                                                                Nous tendit une feuille blanche ," voila , marquez ce qui  vous passe par la tete, je ne sais pas l amour  sous differentes formes, je regarderai et jeudi prochain on en reparlera.".j etais en cours moyen 2em année à l aube de mes 15 ans.........

                                                                Le jeudi suivant, apres nous avoir rendu nos feuilles, "c est bien, les garcons, j y ai trouvé plusieurs themes: l amour d une mere, d un pere , d un frere  et meme l amour e Dieu, mais pas un n' a relaté l amour d une femme et d un homme!" et d ailleurs savez vous comment sont constitues un homme et une femme?

                                                                 Pouffées de rires, rires gênés...et sans se laisser demonter, il entrepris de dessiner au tableau noir, l appareil masculin et l appareil feminin et le ventre d une femme , en expliquant que l affection l un pour l autre amenait la semence  pour y faire eclore un enfant.....nous étions tout ouie,malheureusement ce cours fut interrompu, par la venue du directeur...

                                                                  je le revois entrer en classe, voyant , les dessins au tableau,devenir cramoisi, se retournant vers moi, me lancant un regard et disant " "Vous , dans mon bureau ,à midi!"

                                                                  A midi tapante, je devais expliquer par le menu le deroulement de l affaire, il s apaisa," bon cette explication me suffit, j aviserai..".il avisa, certes, le jeudi suivant , plus de pere Manfred, mai un bon Dominicain ,comme on trouvera sur les boites de fromages, sera là pour nous enseigner un catechisme plus "orthodoxe"...

                                                                  N empeche, avant 68, qui  est pas loin son geste etait courageux, d ailleurs, ce n est meme pas mes parents plus tard, qui auraient aborder le sujet....tabou s il en est....pour eux
                                                                  Nous distinguions mal , le caractere de nos educateurs, etaient jeunes pour la plupart d autres plus agés, certains ont fait toute la durée de mon pensionnat, je ne sais ce qu ils sont devenus, toujours est il que pour le coté hygiene tous y etaient attachés, à la douche.

                                                                 Pourtant a quelque temps de là,en automne, alors dans les bois,nous venions de recevoir un jeune de 20 ans en remplacement de celui habituel, me fit arreter dans mes occupations et voulut s entretenir avec moi " alors, c est toi qui est attache a religion, nous avons reunion ce soir pour parler de ton cas, et puis tu sais, moi aussi j ai ete catho je suis boudhiste zen maintenant, si tu veux , viens ce soir, dans ma chambre, "...
                                                                  je repondais , mais je peux pas, apres 9 heures...." si vient ,c est important, apres 11 heures, la reunion est terminée...

                                                                 Nous avons discute pendant tout l apres midi , moi comment je voyais ma vie, il insista:" viens ce soir,je te dirai certaines choses, t apprendrai certaines chose.s" (j etais dans l equipe des Aines à ce moment là et j avais pour ami , un garcon prenommé Jean Francois Fe..

                                                                   j etais amoureux platoniquement de lui, il etait beau  comme un dieu,bien fait, intelligent..,sensible , et puis malheureux de la separation de ses parents; c etait une competition entre nous, , une emulation entre nous ,dans le cours superieur, lui le matheux, moi le litteraire, nous avions dans le dortoir, notre lit en parallele '(dortoir avec croix de murs, mi- bas, et de chaque coté 2 lits, )  , nous nous deshabillions sans aucune pudeur...on se confiait tout.... tout avait commence au cours moyen2, à l epoque de l affaire Manfred et aussi a mesure que nos facultes intellectuelles se developpaient , nos corps reciproques se developpaient...il avait un an de moins que moi, on se comprenait , s attirait mais sans jamais etre passé à aucun acte sexuel, comme si cela devai rester pur, pourtant sous la douche,quand nos membres etaient legerement grossis, nos regards se croisaient.....)...
                                                                    Donc a l heure dite et apres m etre glisse de facon discrete, en pyjama par un escalier de cote qui accedait a une autre partie de batiment,traversait,celui ci pour rejoindre la chambre du dit educateur.

                                                                    je frappai discretement, la porte s ouvrit, une etrange atmosphère y regnait, de l encens un boudha etait place sur une table, le lit contre un mur.,  sur le bord du lit,  il m attendait  en pyjama, la tunique legerement deboutonnée,il adoucit sa voix,  me dit" viens on va parler et entrepris de me faire decouvrir que la religion catho,( n etait pas la seule, a vouloir faire le bien, et que d autres dispositions d esprit culturelles et cultuelles existaient ou subsitaient. c est ainsi qu il me confirma etre catho converti au boudhisme ), il s appelait Yves Da...

                                                                    Il me fit assoir sur le bord du lit,la main pose sur son genou, je trouvais la chose deplacée " n aie pas peur me dit il," tu deviens un homme, n est ce pas?"
                                                                    Il me fit faire la connaissance de Boudha, l atmosphere etait envoutante, et puis  de facon furtives , il me caressait sur le corps, dans le dos, j eprouvais un bien etre, des frissons. il me dit "tu aimes?" "je sais pas"! "enleve il fait chaud , ici,"

                                                                      Il m enleva veste de pyjama , j etais torse nu, se tournant vers moi, il me dit" on est pareil", il me posa la question "as tu deja fait l amour?"

                                                                      Pour moi la chose est saugrenue, je ne voyais pas ou il voulait en venir car, dans nos dortoirs,les mouvements de draps et couvertures, n etaient pas innocents, nous savions que pour certains la masturbation etait constante et d ailleurs nous le disaient, mais de là , a faire, cela ,avec un garcon, cela m interppelait quelque part,il prit ma main , la posa, sur sa braguette, je voulais la retirer, mais cela n etait pas possible " laisse là,n aie pas peur"me dit il, son sexe avait grossi, et tout d un coup il se leva, se planta devant moi, baissa son pantalon, et j eus son sexe devant ma bouche, j eus un m ouvement de recul , voir de degout, il forca ma bouche et j eus son sexe dans ma bouche, il tenit ma tete, afin de  en point sortir...

                                                                       Voyant mon trouble et ma reticence , il se retira, me calma, essaya de me deculpabiliser " tu  sais , dans les communautés d hommes, monasteres cela existe" je fis" ha bon," et j etais a moitié rassuré , il entreprit de prendre le matelas, de le poser sur le sol, devant la fenetre, la lune eclairait la chambre et  puis il m allongea,, me carressa, longtemps, partout, je pleurai un peu, et pourtant ses caresses me calmaient un peu, ensuite il vint a mon sexe , qu il branla et avala, je n eus pas longtemps a jouir....

                                                                        Un sentiment de honte me submergea pour l acte accompli. Il le vit, et son discours  se poursuivit de la maniere suivante" tu sais,ce que tu viens, de vivre, d autres cultures,grecques, romaines et memes chretiennes dans les monasteres, cela se faisait et encore se fait, il faut bien que le corps exulte et c est un peu un don de soi, en quelque sorte."

                                                                         Naif et peu au fait de la chose,il etait plus de 2h de matin , la peur m envahit, je regagnai le dortoir, par le meme chemin, ; dans ma tete tout se bousculait avec la question lancinante" alors s ils le font, c est que c est permis?"

                                                                         Le matin j etais encore pertube, je pensais que cela passerait , mais pendant 3 jours, j avais une honte, mon attention aux cours etait entrecoupe "d absences", mon ami Jean Francois , le remarqua et me dit, " t es bizarre depuis quelque temps, t as quelque chose?  "oui, mais peut pas te le dire" " trop grave", il insista et je me confiai a lui. il me dit " ha c est cela, toi aussi? je fus surpris, et c est là que j appris que j etais pas le premier, et lui non plus, a avoir fait ce genre d experience , avec chef  yves.....

                                                                          D ailleurs, a quelques temps de la, il devint notre chef attitre , se fit attribué la chambre a cote du dortoir et parfois la journée, il voulait sous pretexte de me faire ecouter Mozart ou autre classique que je rejoingne sa chambre où il voulait recommencer la "chose" et cela me rebutait, c est là aussi qu un jour , il me penetra par surprise, un gant dans la bouche; j eus tres mal , je saignai un peu, quand j allai aux selles ,cela me brulait, mais de peur, je n ens plains pas, la honte etait forte, seul jJean Francois fut au courant , lui 1 an plus tot  l ayant fait avec un autre educateur....cela se passait dans le courant de l année 66 .... 

                                                                         Cela restera longtemps comme une blessure secrete,. secrete , car à qui se confier? m aurait on cru? et les consequences, pour les jours encore à vivre, nous n avions jamais eu de psy, en ce moment là!

                                                                           Alors, à part Jean  Francois, personne n en sut rien, du moins de moi..
                                                                           Le directeur , pourtant devait avoir quelque chose derriere la tete, en pensant, à nos changements intimes, et qu il faisait obligation pour les equipes agées de 14 et 15 ans, de devoir se coucher sur le dos,mains sur couvertures  :cela arrivait quand nous etions couches sur le ventre ou mains enfouies sous couvertures, avec protuberances au  bassin, lorsqu il passait ,par surprises, le soir, apres 9h, lampe de poche avec lui ....apres la "1ere fois, quand je croisai , l educateur qui , remplacait , à une autre equipe, je detournai mon regard, car j avais honte, il portait toujours sur lui , une echarpe rouge , avec dessine dessus "des roues noires," un symbole boudhique parait il...

                                                                             Quand il devint mon chef, attitré, il nous interressa, a un magazine "planète", il nous parla du tibet, et des choses et evenements du dalai lama, de son depart precipité du Tibet, m appris  un peu a me relaxer, (me parla de levitation), une sorte du moins, ou je sentais plus mes membres..comparait a toute occasion  la vie de Boudha, et toujours, pour comparer a la vie de Jesus, j etais un peu pertubé, car je sentais que cela me mettait en porte a faux avec mes croyances et les copains de dire " c est vrai ca?"

                                                                             Pas une fois , je fis allusion a ce qui s etait passe dans sa chambre, il alternait sourire de bonte , ou moqueur, regard dur ou doux; de plus il etait beau, et comme je l avais vu nu, il devait avoir 20 ans, avec un sexe assez gros, et une peau douce, tous ces elements se revelaient confus en moi, entre desir et repulsion...

                                                                              D ailleurs, le souvenir de son sexe consequent pertubera longtemps, ma vue d un corps d homme entre desir et repulsion plus tard , quand d aventures d autres experiences naitront, avant l experience de filles, mais il me faudra attendre 4 ans pour cela., et bien d autres evenements.

                                                                              Avec Jean francois nous avons abordé de temps en temps le suje de la sexualite et nous inquiétant de notre penchant , nous pensions et d ailleurs la grosseur dans notre culotte, en temoignait, si nous pouvions avoir desir pour fille ou femme , eh bien oui, !

                                                                              A quelque temps de là, la dame qui nettoyait l escalier menant à des logements..c etait un escalier en ciment , peint en gris, celui ci tournait, et lorsqu elle se penchait pour nettoyer les marches et que nous nous postions sur la 1ere marche n, nous entrevoyons la naissance de ses cuisses et un bout de culotte, alors il fallait pas longtemps que nos regards se croisent à jean Francois et moi, et au geste applique, sur la braguette, pour se signifier que l on y etait pas insensibles! 
 
                                                                               Cela nous rassurait. ,meme une fois, Jean francois, émit le desir de la suivre dans son logement , pour y faire decouverte, mais il n en fit rien.

                                                                               Apres la 5eme rentrée, un 1er octobre 1966, il partit, quitta le pensionnat, je pleurai beaucoup, je perdais le seul ami que j avais, le directeur vint me consoler.

                                                                               Et 10 jours plus tard, c est maman qui venait me chercher, 6 jours avant mon 16em anniversaire.

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commentaires

Auguste 09/01/2006 09:14

Le vécu marque à jamais...

Michel 07/12/2005 11:34

Je reviendrai lire tes articles car il y a du texte !!!!