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24 janvier 2006 2 24 /01 /janvier /2006 11:00
                                                                  Je m en souviens, comme si c etait hier:"


                                                                   Ce matin du 10 octobre 1966, etant en atelier d equipe a ecouter de la musique, je suis appelé au bureau du directeur, qu ai je fait encore? pensais je, je descendais en blouse grise et oh, surprise maman etait là! " va chercher tes affaires et habilles toi, je viens te chercher!" " oui, c est fini pour toi, chez nous, va a la buanderie , mets tes affaires du dimanche, et rejoins nous.." 

                                                                   Je montai quatre a quatre l escalier de bois tourné, pour rejoindre la buanderie du  3e etage...je m expliquai avec la responsable , on me trouvai encore de quoi mettre, je n eus pas le temps de dire au revoir a mes copains, ni a l educateur Y.. Dav....., le directeur, pris sa voiture et nous emmena  sur la place de l Eglise à Trelazé, où de là, un bus, nous emmenera jusqu à Angers..
.
                                                                   Je remarquai la moue renfrognée, de Maman, je mis cela sur le compte de la fatigue du voyage , sans doute.....l atmosphere etait tendue, dans la voiture, arrivés, le directeur, me fit descendre de l arrière, me fit une bise , qui lui, n en faisait jamais et dit" au revoir, bonne chance et sois sage!.." nous restions la debouts, maman et moi, pendant que la voiture s eloignait, la poignée de mains de ma mere et le regard de ma mère à Chef Henri, m en dirent assez long pour que je puisse deviner ou subodorer une discussion vive avant notre depart du chateau....." au  fait, avant que nous prenions le train,je tiens a ce que nous allions chez Thierry Sigrand ou autre magasin, tu as vu l epouvantail à moineaux que tu es, j en ai honte, je vais pas te ramener a Nice, dans cet accoutrement!"

                                                                     J eus voulu rentre sous terre que c en etait pas moins desir....La mode avait elle tellement changée , que ce jour , que je fus decris pareillement, pourtant c etait ces habits que nous mettions, il y a encore 2 ans, quand nous allions encore a la messe au village.....

                                                                    Sans doute, peut etre allais je  " aux fraises" avec mon pantalon, j avais grandi, quoi....et mon pull etait propre....

                                                                     Enfin le bus arrivais qui nous mena a Angers, aussitot dit, aussitot fait, le 1er magsin de mode homme et enfant reperé, un grand, je me souviens et ce fut un deshabillage  de pied en cap , meme  les dessous et  chaussures.......en cabine , bien sur......."que fait on de tout cela madame?" dit la vendeuse une fois habillé et chaussé " ce que vous voulez ,! y a pas a dire, tu as l air de quelqu un d autre maintenant, n est ce pas madame?" dit Maman. Je me souviens encore du pantalon à chevrons, du polo gris  a rayures bleues horizontales et du blouson, des mocassins noirs.....Bien sur la valise aussi resta au magasin...
.                                                                    Le voyage fut long, silencieux...je percevai une certaine tension, ce changement brusque dans ma vie, en quelques heures, m avait assommé, j essayai de dormir, et puis une angoisse m etreignai " qu allais je devenir, que m avait elle reservé?..

                                                                       je n osai l interroger, de peur d une rebuffade  supplémentaire..

                                                                       Son visage etait fermé, ses yeux gris aciers, lancaient des eclairs..quelles contrarietes faisaient bouillir son être, je ne le sus jamais..apres tant d années, séparé d elle, moi qui, souvent , l avait pleuré le soir, voilà que je la craignais et n osai lui dire merci....pourquoi, pourquoi?
                                                                     Nous arrivâmes a Nice dans la soirée, je retrouvai mes repères, l escalier  face à la gare, et la rue qui me menerai à la rue Alphonse Karr, la porte en fer forgé, l ascenseur d acajou et la porte en faux bois de l appartement  sur le palier de marbre.....d ailleurs, a peine ouvert, les portes de l ascenseur, c etait des cris, que je percevai..Maman sonnai, grand mere ouvrit " ah , c est toi,!.., entre" ,
                                                                      En effet  mon pere et sa mere s etaient encore accroches avant notre arrivée, du moins c est ce que je percus de l explication  de mon a ma mere , apres quelques minutes.. j eus revé meilleur accueil, enfin , au moins j etais "dans le bain" si je puis dire...

                                                                     Maman m indiqua la chambre , où je dormirai avec mon frere, ce ne fut pas les embrassades, avec mon frere, ni avec Monique autant que je m en souviennes.....nous passames à table, et tout de suite " Bon, il faut mettre les choses au point, etre servi, c est fini, tu vas devoir aider a la maison, et pour commencer, apres le repas, ou au fur a mesure du repas, tu debarrasse, et tu feras la vaisselle, on te montreras" me dit Maman ! " et puis , apres, tu iras te coucher, car demain , il faut que je t emmene a l ecole,ta nouvelle ecole, et c est pas à cote, mais du coté de Borriglionne si tu te souviens, ton Pere et moi, tenions au moins que tu ais ton certificat d etudes! apres on verra!, c est clair?"  "oui, maman, "dis je d un ton a peine audible ..."

                                                                   "Parles plus fort et regardes moi quand tu me parles, je vais pas te manger, !" je repetai " oui Maman" " voila qui est mieux, il te faudra un temps de readaptation , mais faudra t y mettre, ton frere te montrera comment traverser les rues, où faire les courses, comment on vit et son rytme, maintenant que tu es revenu...au fait j ai pris rendez vous avec le docteur Darcourt à l hopital Pasteur, pour faire bilan de ta maladie ou de tes nerfs....." " c est tout pour ce soir!" 

                                                                   Mon pere n ouvrit pas la bouche de la soirée, grand mere a part "ah, c est toi, entre" je ne la revis plus de la soirée, elle rentra dans sa chambre pour ne plus en sortir! 

                                                                  Ce fut une nuit horrible, tout se bousculait dans ma tete ...

                                                                 .Ainsi commencait une nouvelle VIE  pour moi...... 

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