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18 avril 2006 2 18 /04 /avril /2006 19:04

                                                              Ce même 16 octobre 1968.....

                                                              Qui eût pu dire qu il allait determiner et pour longtemps , beaucoup de choses ,et être le fil d Ariane de beaucoup de choses.....?

                                                              La séparation de mes parents etant une chose accomplie,il fallait s'organiser,ma presence n etant pas prévue apres l été 68,par Maman, puisque l armée aurait dû y suppléer.....Faisant pratique contre mauvaise fortune elle decida que le salaire de mon emploi, lui reviendrait , que le repas de midi serait chez elle et le coucher chez mon père,chez grand mère....

                                                              Ainsi, au debut, je prenai le bus, de la place Riquier, jusqu au boulevard Gambetta,à midi pour manger et le soir, je rentrai Rue Alphonse Karr, pour dormir àpres le souper,rue Gambetta.

                                                             Bien entendu, cela n allait pas sans recriminations du genre " tu nous espionnes pour ta mère" "tu vois ta mère, ne t aimes pas , sinon , elle aurait trouvé pour toi, le moyen de te loger!" de la part de la grand mère.... ajoutant " tu uses mon eau , mon gaz etc..." Au debut, je prenai cela comme de la mesquinerie, j en touchai mot à maman qui ne voulait pas que j y prête attention,sans qu'elle mesure le mal que ces propos faisaient comme  degats en moi.....un evenement anodin allait tout declencher: une dispute, une reponse deplacée de mon frère,,causait chagrin à Maman. Nous etions à l époque de Noêl, et pour la consoler, j ajoutai, "quand je serai riche,j essaierai de te rendre des sacrificest que tu as fait pour moi" La reponse fusa " jamais, tu entends , jamais, vous trois, vous me rendrez ce que j ai fait pour vous !" Ce soir là,elle retourna  à ses ecrevisses à la nage,que je mangeai avec peu d appetit..... 

                                                         Le Ciel me fut tombé sur la tête, ce ne fut pas plus pire. Je ravalai mon orgueil et ma bonne volonté  et instinctivement je sentais que quelque chose ,venait de se casser et decidai de ne plus remettre les pieds ici. Pendant quelques jours je balancai , mais les rengaines de grand mère continuaient......Je n y tins plus, et sur un coup de colère, je quittai l appartement,traversai la ville, pour partir tres loin, je ne savais où......je prenais le chemin de l arriere pays, je marchai beaucoup, je criai dans la nuit,dans la forêt, pour extraire ma colère,suppliai le ciel de m entendre, je croyais devenir fou......cela dura jusqu au matin et rentrai à l appartement rue Alphonse Karr.

                                                        Maman ne m ayant pas vu pendant quelques temps, vint me voir, me demanda ce que je voulais. je repondis  " j en ai mare de toutes ces histoires, accusé par l une, meprisé par toi, je veux vivre de mon salaire" " Bien , je vais voir un juge et on verra...."   2 jours plus tard , elle revint pour me dire que renseignements pris,  "Tu restes chez ton père, pour coucher, et que pour le reste: linge et repas,devais me debrouiller...." Ce que je fis: repas dans un restaurant à midi, pres de mon lieu de travail, pour 7 francs et conserves de plats preparé le soir, chaufffé sur le rechaud à gaz ;pour le linge , la laverie, en bas de l immeuble,remplissai cet office, de telle sorte,que mon patron ne sut pas les changements opéres dans ma vie,car ma tenue, blouse grise et chemises et autres vetements etaient propres.....Pour economiser,le prix du transport, je fis les chemins à pied, et apprenai les raccourcis, pour me rendre de ma rue, à place Riquier, ce qui me prenait 30 minutes x 2 chaque jour...... 

                                                        Cela continuai, cahin ,caha......Le dimanche, je le passai avec papa, on mangeait de la choucroute "cassegrain" ,subvenait un peu à son ordinaire bien qu il avait retrouvé travail dans un hotel, le Westend, sur la Promenade des Anglais.....j evitai les discussions politiques bien que les elections du referendum approchaient et où De Gaulle avait mis son depart dans la balance.

                                                        Ce fut l époque, où ayant plus de liberté, je partais le dimanche apres midi, promener au jardin Albert 1er, allai au cinema pour 3frcs 50cts, y sejournait l apres midi entiere, quand il pleuvait, y fit provisions de "Sissi , " Western" " Mayerling", bizarrement les films porno ne m attirant pas.

                                                          Bizarrement je remarquai que les hommes me regardaient.....il est vrai que ma garde -robe avait  commencé à changer : pantalon cintré ou pattes d elephants, chemises brodées, ceinturon avec aplat de l aigle imperial  (bicentenaire de naissance Napoleon oblige)  ce qui denotait du costume classique de mon père,...cheveux à la coupe brusching et raie au milieu,chaussures à talons compensés, un autre style,  plein de liberté, nouvelle pour moi.,entrait dans ma vie et l année 69 devait devenir l année d un nouveau loock...Ventre plat,fesses bondées, sourire charmeur et ayant discussion facile, j emballai pas mal, filles ou garcons, mais pour les filles, sans conclure ,trop timide que j etais, jusqu à l episode de juillet 69, racontée plus haut , dans" puceau n est plus".

                                                         Pour les garcons, ayant vecu plus longtemps, au milieu d' eux, dans les pensionnats, cela etait plus naturel, sauf que ceux là étaient plus agés et je percevai , d autres envies, me concernant, sans leur ceder... regards appuyés, frôlements discrets,qui sur une epaule,qui au  bas du  dos.. en disaient assez long sur leurs desirs non exprimés... 

                                                           Mais avant de profiter de cette libertée nouvelle pour moi, les 3 premiers mois de 1969,  je devais etre prudent questions finances, j avais jamais gere de budget pour moi, et puis de facon psychologiquement il me falllait admettre que je puisse un jour où l a autre ne compter que sur moi même...

                                                         .Arrivent le mois d avril et le mois de mai 1969, tous deux significatifs par les implications qu ils allaient declencher dans ma vie....

                                                          Avril 69, avec l echec du referendum de De Gaulle, et le traumatisme dans mon systeme de pensées, mon rejet personnel de ces jeux politiques , et d ambitions personnelles qui ont preferé, repousser à plus tard, des reformes, qui devront couter plus cher, aux francais, mais à cela, les politicards ont preferé, leurs trahisons, leurs ambitions personnelles...car mai 68,m avait ouvert les yeux sur une France bloquée, ......je rageais contre "ces cons de Francais "qui avaient prefere le  depart du" Grand Charles", à des reformes courageuses et necessaires, d autant qu étant mineur, à l epoque, la majorité etant à 21 ans,ne pouvant voter, mes parents et tant d autres avaient jete par dessus les moulins notre avenir...

                                                        La reforme du Senat, ce cenacle de "vieux bouffis de suffisance"  me faisait  horreur,, et à l epoque j approuvais qu une assembée comme le Conseil Economique et Social , plus pres des realite des Gens et des Entreprenants de tous ordres, le REMPLACE.

                                                         La Regionalisation , pour les mêmes motifs egalement , pour être plus pres des gens..

                                                       .Enfin la Participation , pas encore l Autogestion, ce serait plus tard, me semblait la reponse appropriée, au fossé creusé, entre le chef d entreprise et les travailleurs.....

                                                        Plus personnellement , j eus à souffrir le soir de l echec du referendum, car couché, je vis rentrer, mon pere saoul et excite comme un fou, ayant fete , le depart prochain du General, me menacant de me jeter par la fenetre " alors tu vois, on l a eu , le Grand Charles, et ceux qui le soutienne,...." l intervention de sa mère , le calma.

                                                        Cette nuit là resta marquée longtemps dans ma mémoire, et l image d un père équilibré, perdit de son eclat....Je percevai ce que pouvai declencher,comme haine , un sentiment refoulé d une politique, sur un  humain....Enfin, cela se calma.

                                                        Pourtant, arrive mai 69 et les quelques jours precédents la fete des Mères....Grand mère m avait informé que Mr Dandré, desirait me voir travaillér le samedi apres midi et dimanche, au campig Lou Pistou, sachant que je travaillai par aillleurs la semaine. Pour la fête des Mères j avais achete une "eau de Rochas, Femme de rochas" , aux Galeries Lafayette ,mis dans un panier et un petit mot. J indiquai à grand mère que si Maman passait par là, c etait pour elle, posée sur le bureau Empire.Je partai donc cet apres midi  de ce samedi là, de fin mai 69, au camping.

                                                        Je dormais le dimanche soir, dans la salle du restaurant avant de prendre le" bus rapide cote d azur" pour Nice au petit matin du Lundi.

                                                        J arrivai, à l appartement , j ouvrai la porte de l appartement , pour constater, que dans le salon , mon lit avait disparu...Grand mère, sortit de sa chambre , pour m indiquer que Maman etait venu chercher ses affaires et le lit , qu elle ne pouvait dans ces conditions me garder et m heberger....Stupefaction.....: m indiqua que je devai me debrouiller.....Je partis donc au travail, la tête embuée ,de problemes à resoudre, mais ne sachant pas comment.

                                                         Je cachai à mon patron, mes problemes, d autant que devai toucher mon salaire, et je pensai y trouver une solution.

                                                        Je passai la soirée du 1er jour a regarde le prix des chambres au mois, dans les hotels duVvieux Nice, : trop cher et on mange comment ?mon salaire ne suffisait pas ! ....passe le 2eme jour au travail, et la 2eme nuit à la belle etoile....

                                                        N ayant pas beaucoup de barbe, ma tenue negligée ne se remarque pas trop, le linge du mois se trouve à la laverie, donc de ce coté la, pas de problème......

                                                         j economise sur la nourriture en mangeant pan bagnats et pudding achetes a une guerite pres du Niceco, un super marché...C est justement de ce petit edicule , tenu, par une femme que viendra la solution.

                                                         Ce soir du 3eme jour, alors que je commandai , mon pan bagnat, la tenancière du petit commerce de sandwichs et boissons, celle ci remarqua, mon front plissé et mon air pensif et j indiquai , " je cherche où dormir," " Comment , tu n es plus chez ta grand mère? " Non , depuis , lundi, j ai plus de lit et ca fera 3 nuits ce soir que je dors à la belle etoile!" sur le zinc , etait accoude un jeune homme, vetu d un  blouson, qui ne disait rien. Soudain, la dame , s adressa à lui : " Gerard , tu ne connais pas un endroit, toi qui connais pas mal de monde, un endroit où ce petit pourrais dormir? " oui, j en connais un, je livre parfois des 2 roues..." " si, il veut ,je l emmene, c est à Cimiez, un foyer de jeunes, tu veux bien? je dis oui." attends là, je vais chercher mon vehicule et t y emmene!." ainsi fu dit , fut fait. c est ainsi qu apres minuit, ce soir là, je faisai connaisssance avec le Foyer de l Oncle Paul, dont j ai deja parlé., dans un article precedent  "Rencontres diverses et variées"  ainsi que le contexte d existence.

                                                        Le plus piquant de l histoire , et depuis, je ne crois plus au hasard, le jeune homme, en question s avéra être, plus tard, en 1972, le beau frère, de mon frere, sa  soeur paulette,etant sa femme et maman du petit julien, mon neveu, né en 1975., il tenait à l epoque un magasin de deux roues pres de l eglise, de la rue Estiennes d Orves. Je le revis une seule fois, et la surprise fut reciproque de nous revoir, et de constater que l on se connaissait, sans savoir que les familles etaient alliées, alors que par ailleursd j avais refait , entre temps ma vie en Alsace......

                                                       Le lendemain, je ne fus pas à mon travail à l heure, car les responsables du foyer, voulait faire enquête, pour savoir :" comment , qui , pourquoi, " j etais arrive parmi eux...

                                                          Cela pris 2 heures. Enfin , un responsable m emmena au travail, où je trouvais un patron inquiet, et aussi decu, car je ne lui avais pas confié mes problèmes " Comment, pourquoi m avoir rien dit?"  j indiquai " j avais honte et peur de perdre mon emploi" Il fut surpris de ma reponse. Enfin cela se passa mieux, il etait rassuré par la suite sachant qu des personnes pouvaient prendre le relais de responsabilite....Bien entendu, cela , n alllait pas en resté là, et  quelques jours plus tard ,je fus convoqué à Gioffredo, où un inspecteur de police, tres gentil, etait chargé de faire enquête sur  moi, sur le cheminement de ma vie, et les circontances m ayant amené au foyer....Cela etait pour le juge, sans doute. Cet inspecteur etait tout étonné, que ne  fusses pas "mal tourné" avec toutes les peripities de ma vie... J indiquai qu une force et certaine education , m avait sansdoute evité cela, et que si, j etais entouré, et apprecié, mes revoltes seraient canalisées...Ensuite, je n  entendis plus parlé de rien, et mon sejour fut agrée au foyer.

                                                         Je n ai pas parle du travail qui m etais confié depuis le 16 octobre 1968: vendeur et magasinier dans une entreprise de gros, de droguerie, qui desservait toutes les petites surfaces de Nice et toutes les vallées, autour de Nice.  A coté de la reception des lessives, de toutes marques, que nous devions ranger en quinquonce , et autres marchandises à mette en rayon, il s agissait de preparer les commandes des tournées, pour chaque jour differents, et retenir les 2500 articles de cet entrepot, visualiser au plus vite les emplacements, car aussi il s agissait aussi de servir les clients , venant en direct , au magasin-entrepôt . Le patron avait 2 fils, l un representant , l autre comptable , plus une secretaire, et un collegue , plus 2 chauffeurs livreurs, l un pour la ville, l autre pour les vallées, plus un extra, venant les jours de livraison de lessives....plus la patronne, une forte femme qui faisait marcher tout ce petit monde, forte femme dans les deux sens du terme, alors que son mari etait sec et petit, mais tres humain. Un Parisien , ayant epousé une Nicoise.....à ce que je sus. Ils habitaient le Mont Boron, pres de Villefranche sur mer....Je n y fis jamais invite , ni vu la maison.

                                                          Debut juin69, commencait pour moi, une nouvelle vie...

                                                           Je me retrouvais dans une chambre du foyer de jeunes travailleurs, avec mon vendeur de roses, et apres quelques jours, un ancien copain de colllege, Jean Paul Am...dont j ai deja parlé, dans l article" rencontres diverses et variées"....je m achetai un pantalon beige, mon ceinturon napoleon et deux belles chemises brodées.. tout cela pour le dimanche et mes sorties... Bien entendu, quand le foyer apprit que je voulais aussi travailler le dimanche, au camping, Mr jean Fre... s y opposa et je ne pus y aller.. je passai par des periodes de doutes et joies, alors je me souviens des etreintes amicales de mr jean pour me consoler et m encourager à tenir le coup.

                                                           j avais envie de creation: alors sur le mur de ma chambre je dessinai, et peignai un paysage... une eclaircie financiere apparaisssait, le foyer me coutait 270 frs et il me restait presque 300 frcs par mois ,somme que je n avais jamais eu à disposition ...et pour une longue durée....j etais mensualise, plus tard, Pompidou accedant au pouvoir, celle ci devenait automatique....etant mineur, le foyer refusant de m emanciper, c est une perpective d une halte, de 2 ans qui s ouvrait devant moi, mon pere ayant parait il transferé sa responsabilité au foyer....

                                                            L argent du salaire m etait donné en especes dans une enveloppe , donc de façon visuelle, je n etais pas enclin à le disperser...

                                                             Je reperai rapidement, les moyens de joindre mon travail, à pied, en passant par le Monastere de Cimiez et ses jardins, descendre des escaliers qui menaient au Paillon, le longeant jusqu au palais des expo, et bifurquer jusqu a la place Riquier.... en longeant DON BOSCO, d' où venaient les Createurs du Foyer ; cela me prenait une demi heure, soit  4 fois par jour, de ce sport forcé, faisait que je n etais pas epais, presque malingre, mais je tenais le coup, je mangeais de bon appetit et la cuisinière yvette, me servait bien....ainsi mon corps profitait bien des efforts deployés... 

                                                           L automne vint, alors avec un peu d economies, j achetai un tourne disque et des diques classiques.....plus tard ce serait un mange disque , en 1970, avec mon disque prefere de l epoque : "eloise" que je baladerai avecc un copain, sur la Promenade des anglais, au grand dam ,  et des regard furibonds des " rombières" promenants leurs petits chiens, tout enrubannés.. faut le voir pour le croire les " chiens chiens à mèmères...!" 

                                                          j ai aussi, en 1969, souscrit à une ecole par correspondance, pour appronfondir mes connaissances, et j achetai, aussi mon encycopedie autodiactique Quillet, et une collection de litterature francaise, à l expo internationale du Livre, au palais des expositions, à credit.. C etait comme si, apres un couvercle ,sur une marmitte, celui ci etait souleve  et un vent de curiosités diverses explosait...  

                                                           Juillet 69, verra la rencontre,qui me permettra de perdre mon pucelage, comme je le decris cela dans " puceau n est plus" sur ce blog.

                                                            Quand je regarde en arriere, cette periode, je me dis , que dans le flot des evenements, aussi subits, que non previsibles, comment mon corps et ma spyché ont ils tenu le coup? ou prenais je cette force? et ces gens rencontrés et qui m ont aide, je ne crois pas que c 'etait le fruit du hasard.... La suite l a confirmé, et je le raconte, dans "respiration holotropique" avec ma rencontre avec le Divin , en fevrier 1998, soit  29 ans plus tard....  

                                                           C' est la periode, à partir de juin 69, de l amitié naissante avec des passionné de motos ou deux roues.... Plus tard, l un deux, feru de motos, achetera une Bultaco, aura des mal de dos, je le masserai, je decouvrirai, à mon insu , que cela lui faisait du bien, sans m interroger sur ce don qui me sera révélé 21 ans plus tard.....par une voyante, alors que j avais créé mon centre de Remise en Forme,en Alsace, et que je voulais dejà le fermer, mecontent de la maniere et au rytme cela fonctionnait , fin 1990.

                                                            Cette re-decouverte m amenera à apprendre , plusieurs techniques, et qui sont decrites, dans un temoignage  "randonnées surprises" ,  de ce blog, mais cela est une autre histoire que je conterai plus tard..                                           

                                                        

                                                    

                                                    

                                                             

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