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22 avril 2006 6 22 /04 /avril /2006 15:09

                                                               Quand on croit un chemin tracé, peut on croire qu il en sera ainsi, longtemps ?

                                                                je crois,que non.Pas parce que on n y pense pas, mais il des fils tendus dans ta vie que tu attrapes ou pas.....

                                                                 L année 69 se termine un peu plus calme que la fin 68, qui a vu le debut, d un seisme dans ma vie d adolescent : le foyer est devenu mon refuge, les visites à mon père, de facon dominicales, espacées, mais regulières, rytment mes fins de semaines; mes patrons m apprecient maintenant, et j ai même demandé à mon patron de garder quelques sous pour moi, de telle sorte de ne pas tout depenser, ayant acquis, une regularité de budget....

                                                                 Ce noel 69, il y a forte ambiance au foyer et un donateur a offert, des truffes au directeur, pour une omelette, en entrée, de repas de Noel.....Bruno est moderne, il danse même le jerk, à notre grande surprise.....69, c est aussi le pas du 1er homme sur la lune, que j ai pas loupé, à 13h sur la Une..... Du point de vue politique, c est le contentement , pour moi, de voir un bel homme, entreprenant, " Chaban", qui veut construire une nouvelle société......L histoire , retiendra , que l on en a pas laisse le temps. à cet homme... pour des problemes d ego et de jalousie presidentielle..... 

                                                                  Pourtant un reforme, de la Formation Professionnelle verra le jour, dont je serai , plus tard , beneficiaire.....

                                                                  En effet, tout aurait pu continuer longtemps, sans accroc, mais quand  les personnes se melent des affaires des ados, cela ne durent pas. Quelques mois après mon entrée au foyer , j eus la visite d une assistance sociale, sur mon lieu de travail, pour me dire : " il te faut , un metier, un diplôme, car enfin , si tu n as pas cela, imagine le pire , pour la suite; alors tu vas aller faires des tests, et apres nous verrons, les professions susceptibles de te convenir".

                                                                 Bien entendu , cela fut fait, ert on me fit passer ces test qui determineront une profession de bureaucrate polyvalent: employé polyvalent,courrier, compta, secretariat..... à une date à fixer ainsi que le lieu, Marseille, Monpellier ou Mulhouse..

                                                                 Je choisi Mulhouse, en souvenir de mon grand père Alsacien.

                                                                 Bien entendu cela prit du temps. Mes patrons d alors, n apprecièrent guere cette intrusion, mais bon, c est ainsi... tout allait pour le mieux , sauf qu au point de vue salaire, que celui ci ne progressait pas, que les heures en plus n etaient pas payées, ni notées, car souvent des clients venaient apres 19h et il fallait les servir...." tu n es pas fonctionnaire, disait le patron, le client te paie....."; les conges payés jamais pris car apres saison proposés( octobre), ainsi pour 1971, je cheminai vers une rupture que je sentai venir.....

                                                                Celle ci intervint, le 1er avril 1971, où je changeai de patron, mais pas de travail, un peu plus loin, Rue Beaumont, toujours dans la droguerie en gros... fonctions que je prenai le mi  avril 1971, apres des premieres vacances de  2 semaines, depuis 1966, car songez, depuis cette date, il n y eut pour moi, aucun repit......ni apres l ecole, ni apres la separation des parents, ni apres m 'être retrouvé  "à la rue" en mai 69......

                                                                   Je profitai de ce repit, pour me gaver de culture: tous les musées de Nice, le musée oceanographique de Monaco,  où je passai 8 heures , (de telle facon, que j en oubliai de manger, et que je me retrouvai seul à l heure de midi, à explorer les os des animaux avec carcasses exposées, et gardien  etonné d une telle volonte d apprendre)...;son jardin exotique etc......;Les meilleures choses ayant une fin, je reprenai le "collier" mi avril jusq au mois d aout , où une forte depression, et la forte chaleur me fit craquer....

                                                                   Vint octobre 71, où je  devenai mandataire d un groupe mutuel d assurance pour vendre en porte à porte , un carnet "dotal", formé, accompagné avec d autres... cela ne dura pas, car s il fallait faire 140 portes jour, les contrats signés ne tenaient pas et dans la pyramide des paiements, c etaient pas ceux , sur le terrain, qui touchaient , mais vos superieurs hiérarchiques......

                                                                   C est ainsi que je fis connaissance de 2 corses, l un amateur de guitare, et speleo à ses heures et l autre, ancien conducteur de travaux: l un petit et bedonnant, toujours , bien habille, temeraire et osé dans son approche pour faire des contrats, je l appellerai Mart... Georges et l autre Poggia....., élégant mais décontracté, grand et mince, blond aux yeux bleus.....l un de Ghisonacche, et l autre du plus sud de corse.....

                                                                   La maman de Georges tenait un rayon de parfumerie aux galeries Lafayette et il habitait pres du stade du Ray, où il m emmena une fois.....Debut 1972, je vais même decouvrir avec lui la pyramide de Falicon, sur les hauts de Nice, et par sa presence d esprit et son equipement approprié, sauva des vies,, à des jeunes, qui voulaient descendre dans le gouffre avec de la ficelle d emballage.....

                                                                     Quant à Poggia...., il sera un camarade et ensuite un compagnon dans mon épopée, d un cabinet d assurances privée " Dumont", dont il epousera la secretaire.....

                                                                      Ainsi, n etant plus paye, qu au % des contrats, la situation pecunière s aggravait...ne voulant pas dependre d organisme, j en oubliai de faire declarations anpe et secu, ainsi j allai perdre mes droits peu à peu.....je n avais pas de nouvelles de ma formation professsionnelle.....

                                                                     Un jour Georges, me dit, "j ai trouvé un cabinet pour nous, la dame nous prend"

                                                                     Il s avéra que cette dame Dumont, je la connaissai, car elle etait la fille d un representant de chez Thonnon, quelques années plus tot... hasard???? hum.....Son mari etait directeur  d une entreprise vendant machines à nettoyer Taski et autres......couple sans enfants......

                                                                     Elle me proposa de me prendre sur son nom en securité sociale, de m heberger , de me former, aux differents produits assurances "grandes branches": placements et aussi pour plus tard à l immobilier car elle faisait aussi dans la location et ventes d appartements.

                                                                      Au debut , quelques jours, cela alla, mais je constatai, que s installai entre elle et moi , une situation ambiguê: j etais à la fois l enfant qu elle n avait pas et etait amoureuse de moi, et il vrai qu au debut , elle depensa sans compter des vetements pour moi.  je me sentai pris au piège d autant que son mari , je l appreciai . elle etait possessive et le devenait de plus en plus....j' avais 21 ans et elle le double de moi...un sentiment bizarre, commencait à poindre....j avais l impression de revivre une sorte de prison, dejà connue par ailleurs avec ma mère,....

                                                                      Un jour, apres que le foyer , m eût informé que mon dossier proffessionnel avancait, je ne sus plus que faire, et pour un motif futile , je commencai à perdre pied, et peter les plombs de cette vie compliquée, je me jetai de la voiture de Poggia... et regagnai la gare de Nice, où je desirai prendre le large......pour Marseille, où de là je prenai la route pour Paris à pied.......Je passai, une nuit dans un camion de chantier, prenait la rout d Aix en pProvence, revenait sur mes pas, pour m ecrouler, sans argent, au bord de la route, où une ambulance m emmenera à l hopital ste Marguerite de Marseille . Je devais y rester plusieurs semaines, avec diagnostiques suivants : sous nutrition , grosse depression , fatigue accumulée et les services sociaux s occupèrent de me trouver a Briancon un lieu où je puisse me retaper.....ce qui fut fait en Juin 1972. Mais avant cela, ce fut des repas avec boites vitaminées et repos complet. L etablissement Rhone Azur m y accueillera jusqu à mai 1973.

                                                                        Là, je decouvrirai, des hommes, en majorité, soit en convalescence, soit en attente d operations, suite à accidents divers.....

                                                                       Je m investirai dans la radio locale de l etablissement; distribuerai le courrier aux etages, ainsi faute de revenus, quelques pourboires, me permettront de subvenir à savon barbe et rasoir,......de faire connaissance avec des lunettes, suite a maux de têtes recidivants....et aussi avec un monsieur, aux jambes coupées, que je balladerai, dans sa voiture. Ce Monsieur Barbier, m en sera reconnaissant, car habitant rue de Dunkerque, à Paris,;en 1974, c est lui; qui me paiera l hotel le Regent face au sacre coeur.....C est sa femme et lui, qui m enverront , longtemps des disques d operas, que j aie encore.....et puis un jour, l un disparaitra, et sa femme, dans les années 1980.....

                                                                        J etais apprécié de l infirmière en chef, j obtins d elle de diffuser des morceaux de musique classique, pour les casques, fixes pres des lits, le soir,pour aider à dormir....en sus des disques, de variétes que nous diffusions de 10h à midi avec Leila, une belle algerienne, le dimanche matin.  Je passai Noel 1972, seul, et ma joie cette année là, fut de creer, une creche avec un parapuie, formant voute celeste et y faire descendre , accrochée à des fils les " santons" de papiers et un eclairage approprié avec l aide d un gentil garcon, qui etait amoureux, d une malade , apparentée à la famille de Guy Lux.... De mon père, je n avais aucune nouvelle, ce qui m incitera a demander congé à l occasion du 15 aout 72 pour la fête à Marie, de ma grand mère.

                                                                        Ce qui fut fait, et j arrive pour le 15 aout....je sonne ; point de reponse. je descends à la laverie..on m indique que grand mère est decedée,que papa travaille au Westend...je m y rends

                                                                        .Il me confirme qu' "il a enterré sa maman,ma grand mère il y a une semaine"....j apprendrai plus tard que c'est pas lui qui a fait cela, mais maman dont il etait separé,depuis 4 ans , mais cela est une autre histoire..un mensonge de plus !  

                                                                         Je resterai quelques jours à Nice,dormirai dans la chambre de grand mère, viendrai chercher mon père, apres 21h, à son hotel , on mangera, au Koudou,souvent. Je ferai connaissance des bars et d une boite, où il a ses habitudes, d une certaine "monique" et où il se fait appeler, "monsieur Pierre"; aucune allusion ne sera faite ,par lui, à une certaine retrouvaille avec son ex femme, ni d ailleursà des rapprochements, encore moins à une vente eventuelle de l 'appartement......seulement  quand "Briancon" me libérera?" A cela je reponds que je sais pas....

                                                                         Les jours passent, et je reprends le voyage de retour, par un bus qui remonte la route Napoleon. un bus panoramique,qui va au col de Vars,des marmottes y habitent.....j y achète du Genepi. la Vallée de l Ubaye avec ses gorges impressionnantes, Barcelonnette,Gap, le lac de Serre-poncon... tout cela m emerveille!

                                                                       Je suis loin de me douter que ce sera un de mes derniers voyages avant longtemps,qu' un pan de ma vie va basculer.que ce qui faisait un attachement ,avec le passé allait disparaître,sans moi,oublié,compté pour rien , avec son florilège de non-dits, de cachoteries et de lachetes communes...

                                                                           De retour,à Briancon, on me trouve en mauvais point;un soir d octobre 72, un appel de mon pere;"quand rentre tu?" je dis j en sais rien....les medecins m ont trouvé fatigué, un peu deprimé à mon retour....." je raccroche le telephone.

                                                                          Noel 72 approche. j avais rapporte e Nice, mes beaux livres,cherché chez Dumont.....J en envoie 2 à mon pere; je n aurai jamais de reponse. et pour cause.....! j apprendrai plus tard qu 'il s 'est remis avec maman, et bien d autres choses encore , mais cela on verra plus tard....

                                                                          Pourtant debut 73,faute de nouvelles du père, j ecrirai au commissariat de Nice, pour avoir des nouvelles de Lui,on me repondra qu 'il va bien, et m ecrira....".bien entendu ,cela ne se fera pas.

                                                                         Au printemps 73, les medecins ayant estimé que j etais apte à reprendre un travail, que mon entrée au centre de Mulhouse est programmée en septembre, il y a lieu de reprendre une activité.

                                                                            C est ainsi , que je suis embauché,comme commis,, dans un hotel, à Pelvoux les Claux, dans la famille Sémiond, 2 freres et leur mère, l un gérant, l autre moniteur de ski, l hiver et aide ou serveur l été, la maman s occupant du repasssage et du linge...nourri, loge,payé, je vais economiser des sous pour faire face, à des depenses , pour Mulhouse.....

                                                                            je serai enthousiaste d apprendre à faires des coulis pour les glaces et sorbets maison...Je referai un peu , ce que j avais appris au camping Lou Pistou, quelques années aupravant. je rencontrerai, meme, Mesmer,1er ministre, qui viendra dans le coin en aout 72.....mon seul jour de congé est le lundi. Tout l ete 73, se passera là.

                                                                             Et le 2 septembre 73, je prendrai le train avec tous mes livres,dans des cartons, pour l Est...... voyage de nuit,je decouvrirai au matin les brumes du matin sur les etangs de Franche comté, puis le soleil sur Mulhouse,et sur sa tour de L europe, aux environs de 8 heures. La tête du taximan, en me voyant avec mes livres.. je vous dis pas, direction le CRM, où une nouvelle vie va commencer pour moi....  

 

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