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3 août 2010 2 03 /08 /août /2010 17:27

Ainsi, je viens d'apprendre, 

 par article du journal du 21 juilet 2010

que la BODINIERE

deviendra une prison....d'ici 2015

 

Ainsi je relatais , dans mes deux précédents articles

de terre angevines, adolescence,

 le séjour que j'y faisais dans la decennie 60...

 

Quel retour du destin;, que ce lieu devienne une prison...!

 

On l'appelait le Chateau de la Bodinière....

il y avait cette allée de marroniers..pour y accéder

isolé qu'il etait, entouré et boisé, et de champs...

une partie ancienne, devait avoir été un manoir renaissance...

Mr Mas y avait rajouté une facade,

puis un autre batiment de telle sorte que cela fasse un U.

 

D'après la photo, que j'ai pu voir, le batiment est abandonné,

méconnaissable....

pourtant je me souviens de ces jardins à la française,

devant l'entrée...

A sa gauche , une piscine et son jardin japonisant...

au fond  du jardin à la française, un bassin...

 

si l'on est un oiseau et que l'on survole le batiment,

on le voyait ainsi:

batiment en U,

l'aile gauche: 

avec bureau directorial, et classes au rez de chaussée,

dortoir au 1er etage et 2eme etage,

 grand escalier de bois desservant les dits etages

avec dortoirs et chambres d'éducateurs..

au troisième étage: buanderie.

 

La façade abritait un hall d'accueil ,

un réfectoire et cuisine au rez de chaussée

à l'étage l'infirmerie;

 au dessus  2 dortoirs...

celui des "grands et ainés"..

Des deux cotés du hall d'accueil

donnant sur la cour interieure,

deux halls de douches.....dont j'ai dejà parlé.

 

Enfin l'aile droite, la plus récente (1962) 

abritait

salles de classes au rez de chaussée,

un 2eme refectoire,

 puis à l'étage

une salle de cinéma-spectacle,

 et

au dessus 10 ateliers destinées

 à nous occuper ,

au choix des éducateurs,

plus un petit cachot...

avec en face une chambre d'éducateur..

 

Au dessus des dortoirs de facade,

 chambres de personnels

desservi par escalier en béton.

 

le batiment en U se terminait

par deux préaux se rejoignant,

le tout formant un rectangle fermé par un portail ;

une horloge trônait

sur la terrasse du batiment facade,

 vue intérieure de cour.

 

Mr Mas avait été résistant.

 

Sa vie etait tournée vers

et

pour les garçons de 5 à 15 ans..

de milieux différents, de conditions différentes,

avec l'éducation d'un "communisme primaire",

celui du partage en tout...

mais de cela j'ai dejà parlé dans mes précédents articles,

ainsi que les differents evenements qui s'y rattachent..

 

Si ces murs pouvaient parler

 ils en auraient dit des choses..

du plus avouables au moins avouables ,

liés à la nature humaine,

dans ce qu'il y a de plus beau au plus moche...

 

Ainsi ce lieu va redevenir un lieu de souffrance...

de privation de liberté....

de viols sans doute,

de perversité plus ou moins cachée...!

 

Nous aussi, nous étions privés de liberté,

loin de nos proches....

lettres ouvertes, dressés, épiés, ...

 

Ainsi il existe des lieux, qui aux travers des décennies,

sont destinés

à l'enfermement des corps et des âmes....

destinées aux mêmes utilisations,

 mais à des âges différents..!

 

je ne sais à quelle date

ce batiment a cessé de fonctionner,

je l'ai quitté en 1966,

mais j'ai ouie dire que c'est à la suite de problemes d'éthique...

on dirait aujourd'hui de pédophilie...

 

Probleme qui a existé  les années où j'y ai habité...

Adolescents ,

nous etions soumis aux caprices et déviances de certains..

mais de cela nous ne pouvions dire ou confier,

conscients que nous serions pris

pour des menteurs ou affabulateurs...

 

j'ai raconté par ailleurs ,

la lecon d'un père dominicain,sur la sexualité

approchée en terme d"amour"..

et

qui a été renvoyé de ses cours de catéchisme..

Pere Manfred, t'en souviens tu ?

 

c'est sûr, les futurs prisonniers seront loin de tout..

si rien ou presque n' a été construit depuis.

.

il y avait un terrain de jeu, des champs..

et

puis des garages avec arcades

et

au dessus une salle servant de chapelle, le dimanche.

 

Nous étions loin du centre de Trelazé..

A quelques ancablures de Brain sur l'Authion

et

de ses champs de primeurs et fleurs....

 

Comme le dit l'article du journal,

l'accès pour les personnels, les avocats y sera aisé,

sans doute par l'allée de marroniers, si elle existe encore...

 

Vont ils raser , empièter sur le petit bois,

 dans lequel nous faisions nos jeux de pistes,

 construisions nos cabanes ,

pour  construire en dur, avec barbelés ?

 

Je ne sais si les ardoisières fonctionnent encore,

à Trelazé

ce qui est sûr ,cela fera travailler du monde,

car alors que nous étions 120 garçons,

on parle de 750 prisonniers...

avec de l'insertion..!!!???

 

 

Drôle de destin pour un lieu !

les lieux ont ils une memoire?

une predestination?

 

Quelles drôles de coincidendes de lieux et d'usages,

à part l'âge des utilisateurs de ces lieux !

 

 

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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 12:04

Hier soir j'étais branchée sur la chaine luxe tv...
à voir ces produits de luxe:
ces parfums ,ces paysage, du bords de Mediterranée,
ces créateurs de bijoux,du bout du monde, et d'ailleurs,
une feuve de melancolie est remonté à la surface....

Nissa LA BELLA,
la ville de mon enfance et de jeune homme...

Nissa
(belle fille du midi)
t'en souviens tu de mes pas..
dans ces rues de Vieux Nice,
avec le linge pendus aux fenêtres..
de ces cris " a la poutine, a la poutine "..
du marché Saint Fançois..
de ce vaisselier placé en bas des marches d'escalier...
de ces rues tortueuses, animées,
sentant le Piemont avec le nissart,
parlé aux coins des rues..

Te souviens tu de ce bel Appolon,
que j'accourus voir , petit,
intrigué par sa beauté et plastique,
trônant place Masséna
de ce Casino municipal,
où dès les beaux jours la terrassse s'emplissait 
..
pour certains dans l'attente du bus,à la gare d'autobus..
placée derriere...

T'en souviens tu, de mes petites gambettes,
trottinant ,sur la Promenade, à la main du grand père Alsacien..
de ces promenades d'équidés,
de ce manège au jardin Albert 1er,
de cette rue de Verdun ,maintes rois remontées..
de cette rue Alphonse karr qui m'a vu naître et babiller..
de ces immeubles au front orgueilleux,
batis sur des cressonières,
où bien avant tout cela ,  la reine victoria chassait le canard...
t'en souviens tu..

De cette eglise russe..
paraissant incongrue,là ,edifiée..
souvenirs anciens de strates de peuples,
venant chercher sous ta jupe,
le soleil, l'amour et les sens...
qu'ils avaient perdu ou abandonnés.la bas dans leurs pays de l'Est,
pour retrouver tout cela chez Toi, Nissa la belle...
l'amour ,la fortune,le cliùmat a fait emerger ces villas..
t'en souviens tu..

Que de Rois , soumis ou détrônés, hués, haî, conspues,
ont foulé ton sol...
t'en souviens tu...

De ce cimetiere de Caucade,
de cimiez, du chateau.
où dernier orgueil de tombes d'illustres endormis,
gisent là ces marbres noircis, abimes ..
où j'allais traîne mes guêtres de jeune homme,
 t'en souviens tu..

De cette Avenue..Victoire ..Medecin....
ombragée..
où je me faisais draguer....
hommes ou femme..
mince dans ma chemise cintrée, 
bleutée, echanccré au col,
dentelée,..
  pantalon pres du corps, fesses bien prises,
chaussures à semelles hautes...
regardant les vitrines de tissus,bihjoux, confiserie..
t'en souviens tu..

De ces plages de galets,
où je n'aimais pas montré mon corps nu ,
de ces bancs où je m'asseyai le soir venu,
devant le Negresco,
de ces hotels où mon père travaillait,
ou avait travaillé..
le Royal, le Westend,le Negrescos..
t'en souviens tu...

De ces habiles mains de couturières,
à domicile,
dont je cherchais le travail pour maman,
dans ces rues pres du port...
pour remonter à Gambetta..
à l'atelier d'assembage....
t'en souviens tu.....

De cet artisan d'emaux,
qui m'appris le "B.A.B.A"
pour broches à ceintures,petits colifichests à porter,
sur modèle créé par maman.
t'en souviens tu..

De ce quartier Tsarewitch,haut en couleur..
t'en souviens tu...

De cette gente dame, belle  apres midi...
defaite le matin....
mon culte de beauté ecroulé..
t'en souviens tu..

De ce quartier,rue saint François,
de ces efflubes d'olives, d'huiles,de vins tirés..
de cette place saleya,
aux fleurs de mille couleurs,
pour 5 francs tu avais 25  glaieuls,
pour offrir à grans mère..
t'en souviens tu..

De ce cinema l'Escurial,
ce bruit de fonds de fin de séance,
cette vitrine de Bettetini, joailler,
cette laverie à côté,
ce foureur en face,
ce petit Paris, enchâssé,entre quatre rues,
t'en souviens tu...

De cette place de la Liberation,
où le marché de samedi,
sustentait toute la famille
t'en souviens tu....

De cette Eglise Notre Dame,
toujours illuminé par des cierges,
où pieuses dames et moi, aussi,
 caressions le corps du crucifié illuminé..
t'en souviens tu..

De ce café de Lyon, en face du Prisunic,
où le Monde ,les passants, assis que tu etais,
devenait un théâtre...d'ombres et de lumières..
de rencontres..de papotages...d'aventures à venir ..ou pas...
t'en souviens tu..

De cette rue Arson, de cette place Riquier,
qui a vu charger, decharger,
mes bras,
 de moultes cartons,
 des Ets Thonnon,
t'en souviens tu...


De ce cimiez et sa Place Commandant Jerome,
de cette descente sur Pasteur,
le Paillon
à l'epoque decouvert puis ensuite à couvrir,
de ce palais d'expos, où le livre etait Roi,
une fois l'an,
de cette ecole Don Bosco,
maintes fois  frôlées de mes mains,
de ce petit jardin, pres de Republique..
où fusait " gari ,gari gari , tu veux un lait fraise,"
t'en souviens tu... 

De ces arènes,
de ce jardin du monastère, 
où j'en ai vu des jeunes à marier
ou deja à se marier ,
belles filles dans des voiles  blancs,
familles compassées, bien tenues,
comme des statues de cires, le samedi surtout..
t'en souviens tu.

De ces notes de musique , le soir en concert
dans les jardins du monastère.
de ces ombres de moines, discrètes,
au petit matin, priant au milieu des roses,
de cette cléf,prêtée par la gardienne, 
qui me permettait de prendre raccourci,
pour rejoindre Riquier..
t'en souviens tu..

De ces chemins de pleurs et ed melancolie,
quand famille séparé, rejeté que j'etais,
de ce foyer de chemin de Brancolar..
où la vraie vie m'a ouvert les yeux,
blessé souvent ,grandi aussi..
t'en souviens tu..

Alors pour compenser
je faisais resonner Betthoven et ses symphonies,
fouiné dans les musées,
séances de ciné doublées ,voire triplées..
manger des patisseries,
voir les fruits confits...
m'habiller du mieux que je pus
 et
 me laisser approcher, comme un oiseau bléssé
causer, causer , causer encore..
puis parfois ferré....on se trouvait des intimités...
t'en souviens tu...

Nissa la Belle restrera la ville
 que d'aucuns m'enviaient au collège..
la ville de mes premiers amours...
masculin ,feminin..
de mes gros chagrins..
des absences..
mais aussi, celle du soleil  des rencontres,
des mes premiers pas de jeuner homme,
qui a vu naître et eclore pour parfaire,
la solidarité...en moi,..
la vie differente de mes aieux, riches  et suffisants,
les revoltes ,mes revoltes,aussi à coté du beau
de l'esthète qui est en moi...

oui, Nissa La Bella 
de tout cela t'en souviens tu...
moi je me souviens...!

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4 février 2008 1 04 /02 /février /2008 10:45

ce matin,
 je regardai mes statistiques..
et 
ceux qui utilisent ou lisent mes articles..
et 
parmi cela, j'ai retrouvé une information..
sur Brain Sur l'Authion..
et surprise:...:
le nom de Soldet Hubert, Maire de ce village du Maine et Loire apparaît...

Este ce le même Soldet, qui m"avait "sacqué" en 1966
(voir Article: Terres Angevines du 5 decembre 2005)
pour que je ne puisse avoir
 mon  Prix d'Excellence, à la Bodinière,
 à Trelazé,cette année là?

Le nom et prénom correspondent..

si c'est Lui.. 

j'espère que le temps l'a bonifié, 
et
 qu'il ne prend pas ses adjoints et autres quidams
pour ses "eleves" avec le sentiment de supériorité", 
qui est le travers du corps enseignant"!!
qu'il est devenu plus equitable dans la vie, 
avec les autres!

Est ce un hasard? 
une rencontre fortuite?
 justice immanente?

à 42 ans d'intervalles, alors que l'ordi n'existait pas, qui eût pu penser,
q'un de Nom de prime enfance, je le retrouverai..par le biais du Net?

Et ,
puis si j'ai bon souvenir 
il avait épouseé une de nos connaissances de la Bodinière..!

Mr Mas, Directeur est mort il y a quelques années..tres agé, il me semble.. 

et
 j'ai correspondu un peu avec Lui..

Même qu'à l' époque il me vantait des produits d'alarmes à acheter, pour la maison, le Centre..


Le hasard m'avait fait retrouvé, 
alors que j'avais mon Centre de Mise en Forme, en 1992,
sa fille, 
detenteur d'un salon d'esthétique à Angers, dont une empoyée s'était deplacée
 pour me renconter dans l'optique d'en ouvrir un sur Mulhouse..
et
 dont elle aurait ete la responsable technique..
Mais les choses ne se sont pas faites..!  

une fille que Mr Mass n'avait pas encore en 1966..
vu qu'il etait pas marié à l'époque..
du moins que nous sachions..

Le destin parfois vous fait des clins d'oeils surprenants!

Pour en revenir à Soldet,
 bonne chance à lui..
s'il se représente aux elections de son village..

Depuis,.... (1966) ...  
 bien que j'en été frustré, de cette injustice..
cette attitude, m'avait appris au moins, une première fois
une leçon de vie:
 la Nature Humaine n'est pas bonne en soi 
(Roussseau)
l'injustice en est la compagne fidèle, 
et
 les hommes de pouvoir
( savoir, politique, etc..) 
souvent en usent et
abusent....

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22 avril 2006 6 22 /04 /avril /2006 15:09

                                                               Quand on croit un chemin tracé, peut on croire qu il en sera ainsi, longtemps ?

                                                                je crois,que non.Pas parce que on n y pense pas, mais il des fils tendus dans ta vie que tu attrapes ou pas.....

                                                                 L année 69 se termine un peu plus calme que la fin 68, qui a vu le debut, d un seisme dans ma vie d adolescent : le foyer est devenu mon refuge, les visites à mon père, de facon dominicales, espacées, mais regulières, rytment mes fins de semaines; mes patrons m apprecient maintenant, et j ai même demandé à mon patron de garder quelques sous pour moi, de telle sorte de ne pas tout depenser, ayant acquis, une regularité de budget....

                                                                 Ce noel 69, il y a forte ambiance au foyer et un donateur a offert, des truffes au directeur, pour une omelette, en entrée, de repas de Noel.....Bruno est moderne, il danse même le jerk, à notre grande surprise.....69, c est aussi le pas du 1er homme sur la lune, que j ai pas loupé, à 13h sur la Une..... Du point de vue politique, c est le contentement , pour moi, de voir un bel homme, entreprenant, " Chaban", qui veut construire une nouvelle société......L histoire , retiendra , que l on en a pas laisse le temps. à cet homme... pour des problemes d ego et de jalousie presidentielle..... 

                                                                  Pourtant un reforme, de la Formation Professionnelle verra le jour, dont je serai , plus tard , beneficiaire.....

                                                                  En effet, tout aurait pu continuer longtemps, sans accroc, mais quand  les personnes se melent des affaires des ados, cela ne durent pas. Quelques mois après mon entrée au foyer , j eus la visite d une assistance sociale, sur mon lieu de travail, pour me dire : " il te faut , un metier, un diplôme, car enfin , si tu n as pas cela, imagine le pire , pour la suite; alors tu vas aller faires des tests, et apres nous verrons, les professions susceptibles de te convenir".

                                                                 Bien entendu , cela fut fait, ert on me fit passer ces test qui determineront une profession de bureaucrate polyvalent: employé polyvalent,courrier, compta, secretariat..... à une date à fixer ainsi que le lieu, Marseille, Monpellier ou Mulhouse..

                                                                 Je choisi Mulhouse, en souvenir de mon grand père Alsacien.

                                                                 Bien entendu cela prit du temps. Mes patrons d alors, n apprecièrent guere cette intrusion, mais bon, c est ainsi... tout allait pour le mieux , sauf qu au point de vue salaire, que celui ci ne progressait pas, que les heures en plus n etaient pas payées, ni notées, car souvent des clients venaient apres 19h et il fallait les servir...." tu n es pas fonctionnaire, disait le patron, le client te paie....."; les conges payés jamais pris car apres saison proposés( octobre), ainsi pour 1971, je cheminai vers une rupture que je sentai venir.....

                                                                Celle ci intervint, le 1er avril 1971, où je changeai de patron, mais pas de travail, un peu plus loin, Rue Beaumont, toujours dans la droguerie en gros... fonctions que je prenai le mi  avril 1971, apres des premieres vacances de  2 semaines, depuis 1966, car songez, depuis cette date, il n y eut pour moi, aucun repit......ni apres l ecole, ni apres la separation des parents, ni apres m 'être retrouvé  "à la rue" en mai 69......

                                                                   Je profitai de ce repit, pour me gaver de culture: tous les musées de Nice, le musée oceanographique de Monaco,  où je passai 8 heures , (de telle facon, que j en oubliai de manger, et que je me retrouvai seul à l heure de midi, à explorer les os des animaux avec carcasses exposées, et gardien  etonné d une telle volonte d apprendre)...;son jardin exotique etc......;Les meilleures choses ayant une fin, je reprenai le "collier" mi avril jusq au mois d aout , où une forte depression, et la forte chaleur me fit craquer....

                                                                   Vint octobre 71, où je  devenai mandataire d un groupe mutuel d assurance pour vendre en porte à porte , un carnet "dotal", formé, accompagné avec d autres... cela ne dura pas, car s il fallait faire 140 portes jour, les contrats signés ne tenaient pas et dans la pyramide des paiements, c etaient pas ceux , sur le terrain, qui touchaient , mais vos superieurs hiérarchiques......

                                                                   C est ainsi que je fis connaissance de 2 corses, l un amateur de guitare, et speleo à ses heures et l autre, ancien conducteur de travaux: l un petit et bedonnant, toujours , bien habille, temeraire et osé dans son approche pour faire des contrats, je l appellerai Mart... Georges et l autre Poggia....., élégant mais décontracté, grand et mince, blond aux yeux bleus.....l un de Ghisonacche, et l autre du plus sud de corse.....

                                                                   La maman de Georges tenait un rayon de parfumerie aux galeries Lafayette et il habitait pres du stade du Ray, où il m emmena une fois.....Debut 1972, je vais même decouvrir avec lui la pyramide de Falicon, sur les hauts de Nice, et par sa presence d esprit et son equipement approprié, sauva des vies,, à des jeunes, qui voulaient descendre dans le gouffre avec de la ficelle d emballage.....

                                                                     Quant à Poggia...., il sera un camarade et ensuite un compagnon dans mon épopée, d un cabinet d assurances privée " Dumont", dont il epousera la secretaire.....

                                                                      Ainsi, n etant plus paye, qu au % des contrats, la situation pecunière s aggravait...ne voulant pas dependre d organisme, j en oubliai de faire declarations anpe et secu, ainsi j allai perdre mes droits peu à peu.....je n avais pas de nouvelles de ma formation professsionnelle.....

                                                                     Un jour Georges, me dit, "j ai trouvé un cabinet pour nous, la dame nous prend"

                                                                     Il s avéra que cette dame Dumont, je la connaissai, car elle etait la fille d un representant de chez Thonnon, quelques années plus tot... hasard???? hum.....Son mari etait directeur  d une entreprise vendant machines à nettoyer Taski et autres......couple sans enfants......

                                                                     Elle me proposa de me prendre sur son nom en securité sociale, de m heberger , de me former, aux differents produits assurances "grandes branches": placements et aussi pour plus tard à l immobilier car elle faisait aussi dans la location et ventes d appartements.

                                                                      Au debut , quelques jours, cela alla, mais je constatai, que s installai entre elle et moi , une situation ambiguê: j etais à la fois l enfant qu elle n avait pas et etait amoureuse de moi, et il vrai qu au debut , elle depensa sans compter des vetements pour moi.  je me sentai pris au piège d autant que son mari , je l appreciai . elle etait possessive et le devenait de plus en plus....j' avais 21 ans et elle le double de moi...un sentiment bizarre, commencait à poindre....j avais l impression de revivre une sorte de prison, dejà connue par ailleurs avec ma mère,....

                                                                      Un jour, apres que le foyer , m eût informé que mon dossier proffessionnel avancait, je ne sus plus que faire, et pour un motif futile , je commencai à perdre pied, et peter les plombs de cette vie compliquée, je me jetai de la voiture de Poggia... et regagnai la gare de Nice, où je desirai prendre le large......pour Marseille, où de là je prenai la route pour Paris à pied.......Je passai, une nuit dans un camion de chantier, prenait la rout d Aix en pProvence, revenait sur mes pas, pour m ecrouler, sans argent, au bord de la route, où une ambulance m emmenera à l hopital ste Marguerite de Marseille . Je devais y rester plusieurs semaines, avec diagnostiques suivants : sous nutrition , grosse depression , fatigue accumulée et les services sociaux s occupèrent de me trouver a Briancon un lieu où je puisse me retaper.....ce qui fut fait en Juin 1972. Mais avant cela, ce fut des repas avec boites vitaminées et repos complet. L etablissement Rhone Azur m y accueillera jusqu à mai 1973.

                                                                        Là, je decouvrirai, des hommes, en majorité, soit en convalescence, soit en attente d operations, suite à accidents divers.....

                                                                       Je m investirai dans la radio locale de l etablissement; distribuerai le courrier aux etages, ainsi faute de revenus, quelques pourboires, me permettront de subvenir à savon barbe et rasoir,......de faire connaissance avec des lunettes, suite a maux de têtes recidivants....et aussi avec un monsieur, aux jambes coupées, que je balladerai, dans sa voiture. Ce Monsieur Barbier, m en sera reconnaissant, car habitant rue de Dunkerque, à Paris,;en 1974, c est lui; qui me paiera l hotel le Regent face au sacre coeur.....C est sa femme et lui, qui m enverront , longtemps des disques d operas, que j aie encore.....et puis un jour, l un disparaitra, et sa femme, dans les années 1980.....

                                                                        J etais apprécié de l infirmière en chef, j obtins d elle de diffuser des morceaux de musique classique, pour les casques, fixes pres des lits, le soir,pour aider à dormir....en sus des disques, de variétes que nous diffusions de 10h à midi avec Leila, une belle algerienne, le dimanche matin.  Je passai Noel 1972, seul, et ma joie cette année là, fut de creer, une creche avec un parapuie, formant voute celeste et y faire descendre , accrochée à des fils les " santons" de papiers et un eclairage approprié avec l aide d un gentil garcon, qui etait amoureux, d une malade , apparentée à la famille de Guy Lux.... De mon père, je n avais aucune nouvelle, ce qui m incitera a demander congé à l occasion du 15 aout 72 pour la fête à Marie, de ma grand mère.

                                                                        Ce qui fut fait, et j arrive pour le 15 aout....je sonne ; point de reponse. je descends à la laverie..on m indique que grand mère est decedée,que papa travaille au Westend...je m y rends

                                                                        .Il me confirme qu' "il a enterré sa maman,ma grand mère il y a une semaine"....j apprendrai plus tard que c'est pas lui qui a fait cela, mais maman dont il etait separé,depuis 4 ans , mais cela est une autre histoire..un mensonge de plus !  

                                                                         Je resterai quelques jours à Nice,dormirai dans la chambre de grand mère, viendrai chercher mon père, apres 21h, à son hotel , on mangera, au Koudou,souvent. Je ferai connaissance des bars et d une boite, où il a ses habitudes, d une certaine "monique" et où il se fait appeler, "monsieur Pierre"; aucune allusion ne sera faite ,par lui, à une certaine retrouvaille avec son ex femme, ni d ailleursà des rapprochements, encore moins à une vente eventuelle de l 'appartement......seulement  quand "Briancon" me libérera?" A cela je reponds que je sais pas....

                                                                         Les jours passent, et je reprends le voyage de retour, par un bus qui remonte la route Napoleon. un bus panoramique,qui va au col de Vars,des marmottes y habitent.....j y achète du Genepi. la Vallée de l Ubaye avec ses gorges impressionnantes, Barcelonnette,Gap, le lac de Serre-poncon... tout cela m emerveille!

                                                                       Je suis loin de me douter que ce sera un de mes derniers voyages avant longtemps,qu' un pan de ma vie va basculer.que ce qui faisait un attachement ,avec le passé allait disparaître,sans moi,oublié,compté pour rien , avec son florilège de non-dits, de cachoteries et de lachetes communes...

                                                                           De retour,à Briancon, on me trouve en mauvais point;un soir d octobre 72, un appel de mon pere;"quand rentre tu?" je dis j en sais rien....les medecins m ont trouvé fatigué, un peu deprimé à mon retour....." je raccroche le telephone.

                                                                          Noel 72 approche. j avais rapporte e Nice, mes beaux livres,cherché chez Dumont.....J en envoie 2 à mon pere; je n aurai jamais de reponse. et pour cause.....! j apprendrai plus tard qu 'il s 'est remis avec maman, et bien d autres choses encore , mais cela on verra plus tard....

                                                                          Pourtant debut 73,faute de nouvelles du père, j ecrirai au commissariat de Nice, pour avoir des nouvelles de Lui,on me repondra qu 'il va bien, et m ecrira....".bien entendu ,cela ne se fera pas.

                                                                         Au printemps 73, les medecins ayant estimé que j etais apte à reprendre un travail, que mon entrée au centre de Mulhouse est programmée en septembre, il y a lieu de reprendre une activité.

                                                                            C est ainsi , que je suis embauché,comme commis,, dans un hotel, à Pelvoux les Claux, dans la famille Sémiond, 2 freres et leur mère, l un gérant, l autre moniteur de ski, l hiver et aide ou serveur l été, la maman s occupant du repasssage et du linge...nourri, loge,payé, je vais economiser des sous pour faire face, à des depenses , pour Mulhouse.....

                                                                            je serai enthousiaste d apprendre à faires des coulis pour les glaces et sorbets maison...Je referai un peu , ce que j avais appris au camping Lou Pistou, quelques années aupravant. je rencontrerai, meme, Mesmer,1er ministre, qui viendra dans le coin en aout 72.....mon seul jour de congé est le lundi. Tout l ete 73, se passera là.

                                                                             Et le 2 septembre 73, je prendrai le train avec tous mes livres,dans des cartons, pour l Est...... voyage de nuit,je decouvrirai au matin les brumes du matin sur les etangs de Franche comté, puis le soleil sur Mulhouse,et sur sa tour de L europe, aux environs de 8 heures. La tête du taximan, en me voyant avec mes livres.. je vous dis pas, direction le CRM, où une nouvelle vie va commencer pour moi....  

 

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21 avril 2006 5 21 /04 /avril /2006 19:00

                                                          A pres l episode de juillet 1969, ma sexualite etait confuse....

                                                           si, malgre moi,mon regard plongeai dans les yeux des filles, ils n etaient pas absents du regard du même sexe...je mesurai cette ambiguité aux terrasses de cafe, où je observai les gens..

                                                           Parfois une demarche masculine ou feminine, un cou gracile, une elegance naturelle, un port de tête, un regard, une nonchalance declenchait en moi,  une envie intime.....

                                                          Cela a pu , parfois, être un passage à l acte, consenti ou demi consentant, et je souviens d une rencontre masculine, au foyer, justement, avec un responsable-moniteur et ensuite ,d un  jeune de mon àge, et puis de Jean Paul aussi......

                                                          Pour les filles, cetait plutot des rencontre fortuites, rapides, mais qui me laissait, comme un sentiment d inacheve ou de trop vite fait....faut dire que parfois c etait des "belles de nuit", mais jamais je ne retrouvai, la longueur et l intensite de cette nuit de juillet de 1969, racontée dans "puceau n est plus"...

                                                        Pour la relation avec Jean Paul, cela je l assimillai, à une sorte de viol et de piege, car non seulement, il utilisa la " ficelle" de notre ancien compagnognage de pensionnat, et d une pretendue inquiétude physique intime sur son sexe, qui deboucha sur une relation physique plus subie que partagée....

                                                         Pour la relation, a vec Robert , un jeune de mon age ou à peu pres, c est "le jeu de mains , de vilains" , un jeu de chatouilles,qui deboucha sur une decouverte de nos corps... fin 1969,. debut 1970,relation qui perdura, apres qu il eût quitté le foyer, et ce, la nuit du 31 12  1970, chez lui, apres une soirée bien arrosée...Ce fut une nuit de decouvertes et de plaisirs ,mais ensuite je culpabilisai beaucoup..... Notre relation s estompa, pendant longtemps, jusqu à debut 1972, où un desir commun , lors d une rencontre fortuite en ville , nous fit aller à l hotel, pour retrouvrer un plaisir commun. Je ne devais plus le revoir ensuite.

                                                         Je fus aussi courtisé par un homme de 50 ans et plus... ce fut des promenade en voiture avec lui,souvent sur Monaco...... Des attouchements de sa part, mais cela me degoutait, me revulsait, et la relation ne dura pas, c etait debut d année 1971....

                                                         Ma tenue vestimentaire ne cessait d inquietait mon pére: pantalon rouge, costume Mao Bordeaux , fin d année 1971, cravate rose, pantalon pattes d elephant... un jour de 1969 , il me dit " avec les filles , cela va ?" je dis oui,  et demandai pourquoi . "c est parce que je vois peu de jeunes gens avec ces couleurs!" je le rassurai, d autant qu' avec le lieu,où il travaillait, ce n est pas chez ces fils à papa , qu il allait trouver ce genre  d equipements vestimentaires , et lui, toujours en Prince de Galles, c est dire ! 

                                                         Pourquoi, cette fuite en avant de mon corps ? "des oui mais", "des je ne sais pas", sans doute une recherche de tendresse, longtemps sevrée,et que j imaginai trouver dans des relations furtives.. seul un psy aurait pu l expliquer, mais je ne voulais donner dans ce genre d auto confession....alors c etait  la fuite vers le Beau, vers Autrui, pour aider, cela me donnait le sentiment d exister, d être aimé, apprécié sans doute....ou alors quans j en avais marre, que des coups de blues, sonnaient dans ma tête ,je me refugiais dans ma chambre le dimanche et j ecoutai, de facon chronologique les 9 symphonies de Beethoven, c etait mon guérisseur d âme de ces temps là, ou alors c etait la visite de musées de Nice....ou....les discussions qui n en finissaient pas avec des inconnus, soit sur la Promenade, soit au jardin Albert 1er...j avais besoin que l on m apprecie, j etais toujours à la recherche de choses ou sujets novateurs...ainsi commencait pour moi, une sorte de sublimation de mes douleurs enfouies au plus profond de moi..et la seule question qui conditionnait toutes les autres " pourquoi, n avais-je jamais été aimé, par Maman , ni désiré, et a fortiori, quel sens donner à ma vie ?, Alors que j etais passé par les mails du filet de la folie, de l enfermement,ce qu aurait sans doute souhaité mes parents, c eût été pour eux plus facile sans doute !

                                                         Inconsciemment, petit à petit, dans mon esprit,le futur et de quoi, serait il construit?je me le demandai. Je crois à la force de la pensée, et en 1971, alors que travaillai encore, chez Thonon, une visite impromptue, allait de nouveau faire basculer ma vie....

 

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18 avril 2006 2 18 /04 /avril /2006 19:04

                                                              Ce même 16 octobre 1968.....

                                                              Qui eût pu dire qu il allait determiner et pour longtemps , beaucoup de choses ,et être le fil d Ariane de beaucoup de choses.....?

                                                              La séparation de mes parents etant une chose accomplie,il fallait s'organiser,ma presence n etant pas prévue apres l été 68,par Maman, puisque l armée aurait dû y suppléer.....Faisant pratique contre mauvaise fortune elle decida que le salaire de mon emploi, lui reviendrait , que le repas de midi serait chez elle et le coucher chez mon père,chez grand mère....

                                                              Ainsi, au debut, je prenai le bus, de la place Riquier, jusqu au boulevard Gambetta,à midi pour manger et le soir, je rentrai Rue Alphonse Karr, pour dormir àpres le souper,rue Gambetta.

                                                             Bien entendu, cela n allait pas sans recriminations du genre " tu nous espionnes pour ta mère" "tu vois ta mère, ne t aimes pas , sinon , elle aurait trouvé pour toi, le moyen de te loger!" de la part de la grand mère.... ajoutant " tu uses mon eau , mon gaz etc..." Au debut, je prenai cela comme de la mesquinerie, j en touchai mot à maman qui ne voulait pas que j y prête attention,sans qu'elle mesure le mal que ces propos faisaient comme  degats en moi.....un evenement anodin allait tout declencher: une dispute, une reponse deplacée de mon frère,,causait chagrin à Maman. Nous etions à l époque de Noêl, et pour la consoler, j ajoutai, "quand je serai riche,j essaierai de te rendre des sacrificest que tu as fait pour moi" La reponse fusa " jamais, tu entends , jamais, vous trois, vous me rendrez ce que j ai fait pour vous !" Ce soir là,elle retourna  à ses ecrevisses à la nage,que je mangeai avec peu d appetit..... 

                                                         Le Ciel me fut tombé sur la tête, ce ne fut pas plus pire. Je ravalai mon orgueil et ma bonne volonté  et instinctivement je sentais que quelque chose ,venait de se casser et decidai de ne plus remettre les pieds ici. Pendant quelques jours je balancai , mais les rengaines de grand mère continuaient......Je n y tins plus, et sur un coup de colère, je quittai l appartement,traversai la ville, pour partir tres loin, je ne savais où......je prenais le chemin de l arriere pays, je marchai beaucoup, je criai dans la nuit,dans la forêt, pour extraire ma colère,suppliai le ciel de m entendre, je croyais devenir fou......cela dura jusqu au matin et rentrai à l appartement rue Alphonse Karr.

                                                        Maman ne m ayant pas vu pendant quelques temps, vint me voir, me demanda ce que je voulais. je repondis  " j en ai mare de toutes ces histoires, accusé par l une, meprisé par toi, je veux vivre de mon salaire" " Bien , je vais voir un juge et on verra...."   2 jours plus tard , elle revint pour me dire que renseignements pris,  "Tu restes chez ton père, pour coucher, et que pour le reste: linge et repas,devais me debrouiller...." Ce que je fis: repas dans un restaurant à midi, pres de mon lieu de travail, pour 7 francs et conserves de plats preparé le soir, chaufffé sur le rechaud à gaz ;pour le linge , la laverie, en bas de l immeuble,remplissai cet office, de telle sorte,que mon patron ne sut pas les changements opéres dans ma vie,car ma tenue, blouse grise et chemises et autres vetements etaient propres.....Pour economiser,le prix du transport, je fis les chemins à pied, et apprenai les raccourcis, pour me rendre de ma rue, à place Riquier, ce qui me prenait 30 minutes x 2 chaque jour...... 

                                                        Cela continuai, cahin ,caha......Le dimanche, je le passai avec papa, on mangeait de la choucroute "cassegrain" ,subvenait un peu à son ordinaire bien qu il avait retrouvé travail dans un hotel, le Westend, sur la Promenade des Anglais.....j evitai les discussions politiques bien que les elections du referendum approchaient et où De Gaulle avait mis son depart dans la balance.

                                                        Ce fut l époque, où ayant plus de liberté, je partais le dimanche apres midi, promener au jardin Albert 1er, allai au cinema pour 3frcs 50cts, y sejournait l apres midi entiere, quand il pleuvait, y fit provisions de "Sissi , " Western" " Mayerling", bizarrement les films porno ne m attirant pas.

                                                          Bizarrement je remarquai que les hommes me regardaient.....il est vrai que ma garde -robe avait  commencé à changer : pantalon cintré ou pattes d elephants, chemises brodées, ceinturon avec aplat de l aigle imperial  (bicentenaire de naissance Napoleon oblige)  ce qui denotait du costume classique de mon père,...cheveux à la coupe brusching et raie au milieu,chaussures à talons compensés, un autre style,  plein de liberté, nouvelle pour moi.,entrait dans ma vie et l année 69 devait devenir l année d un nouveau loock...Ventre plat,fesses bondées, sourire charmeur et ayant discussion facile, j emballai pas mal, filles ou garcons, mais pour les filles, sans conclure ,trop timide que j etais, jusqu à l episode de juillet 69, racontée plus haut , dans" puceau n est plus".

                                                         Pour les garcons, ayant vecu plus longtemps, au milieu d' eux, dans les pensionnats, cela etait plus naturel, sauf que ceux là étaient plus agés et je percevai , d autres envies, me concernant, sans leur ceder... regards appuyés, frôlements discrets,qui sur une epaule,qui au  bas du  dos.. en disaient assez long sur leurs desirs non exprimés... 

                                                           Mais avant de profiter de cette libertée nouvelle pour moi, les 3 premiers mois de 1969,  je devais etre prudent questions finances, j avais jamais gere de budget pour moi, et puis de facon psychologiquement il me falllait admettre que je puisse un jour où l a autre ne compter que sur moi même...

                                                         .Arrivent le mois d avril et le mois de mai 1969, tous deux significatifs par les implications qu ils allaient declencher dans ma vie....

                                                          Avril 69, avec l echec du referendum de De Gaulle, et le traumatisme dans mon systeme de pensées, mon rejet personnel de ces jeux politiques , et d ambitions personnelles qui ont preferé, repousser à plus tard, des reformes, qui devront couter plus cher, aux francais, mais à cela, les politicards ont preferé, leurs trahisons, leurs ambitions personnelles...car mai 68,m avait ouvert les yeux sur une France bloquée, ......je rageais contre "ces cons de Francais "qui avaient prefere le  depart du" Grand Charles", à des reformes courageuses et necessaires, d autant qu étant mineur, à l epoque, la majorité etant à 21 ans,ne pouvant voter, mes parents et tant d autres avaient jete par dessus les moulins notre avenir...

                                                        La reforme du Senat, ce cenacle de "vieux bouffis de suffisance"  me faisait  horreur,, et à l epoque j approuvais qu une assembée comme le Conseil Economique et Social , plus pres des realite des Gens et des Entreprenants de tous ordres, le REMPLACE.

                                                         La Regionalisation , pour les mêmes motifs egalement , pour être plus pres des gens..

                                                       .Enfin la Participation , pas encore l Autogestion, ce serait plus tard, me semblait la reponse appropriée, au fossé creusé, entre le chef d entreprise et les travailleurs.....

                                                        Plus personnellement , j eus à souffrir le soir de l echec du referendum, car couché, je vis rentrer, mon pere saoul et excite comme un fou, ayant fete , le depart prochain du General, me menacant de me jeter par la fenetre " alors tu vois, on l a eu , le Grand Charles, et ceux qui le soutienne,...." l intervention de sa mère , le calma.

                                                        Cette nuit là resta marquée longtemps dans ma mémoire, et l image d un père équilibré, perdit de son eclat....Je percevai ce que pouvai declencher,comme haine , un sentiment refoulé d une politique, sur un  humain....Enfin, cela se calma.

                                                        Pourtant, arrive mai 69 et les quelques jours precédents la fete des Mères....Grand mère m avait informé que Mr Dandré, desirait me voir travaillér le samedi apres midi et dimanche, au campig Lou Pistou, sachant que je travaillai par aillleurs la semaine. Pour la fête des Mères j avais achete une "eau de Rochas, Femme de rochas" , aux Galeries Lafayette ,mis dans un panier et un petit mot. J indiquai à grand mère que si Maman passait par là, c etait pour elle, posée sur le bureau Empire.Je partai donc cet apres midi  de ce samedi là, de fin mai 69, au camping.

                                                        Je dormais le dimanche soir, dans la salle du restaurant avant de prendre le" bus rapide cote d azur" pour Nice au petit matin du Lundi.

                                                        J arrivai, à l appartement , j ouvrai la porte de l appartement , pour constater, que dans le salon , mon lit avait disparu...Grand mère, sortit de sa chambre , pour m indiquer que Maman etait venu chercher ses affaires et le lit , qu elle ne pouvait dans ces conditions me garder et m heberger....Stupefaction.....: m indiqua que je devai me debrouiller.....Je partis donc au travail, la tête embuée ,de problemes à resoudre, mais ne sachant pas comment.

                                                         Je cachai à mon patron, mes problemes, d autant que devai toucher mon salaire, et je pensai y trouver une solution.

                                                        Je passai la soirée du 1er jour a regarde le prix des chambres au mois, dans les hotels duVvieux Nice, : trop cher et on mange comment ?mon salaire ne suffisait pas ! ....passe le 2eme jour au travail, et la 2eme nuit à la belle etoile....

                                                        N ayant pas beaucoup de barbe, ma tenue negligée ne se remarque pas trop, le linge du mois se trouve à la laverie, donc de ce coté la, pas de problème......

                                                         j economise sur la nourriture en mangeant pan bagnats et pudding achetes a une guerite pres du Niceco, un super marché...C est justement de ce petit edicule , tenu, par une femme que viendra la solution.

                                                         Ce soir du 3eme jour, alors que je commandai , mon pan bagnat, la tenancière du petit commerce de sandwichs et boissons, celle ci remarqua, mon front plissé et mon air pensif et j indiquai , " je cherche où dormir," " Comment , tu n es plus chez ta grand mère? " Non , depuis , lundi, j ai plus de lit et ca fera 3 nuits ce soir que je dors à la belle etoile!" sur le zinc , etait accoude un jeune homme, vetu d un  blouson, qui ne disait rien. Soudain, la dame , s adressa à lui : " Gerard , tu ne connais pas un endroit, toi qui connais pas mal de monde, un endroit où ce petit pourrais dormir? " oui, j en connais un, je livre parfois des 2 roues..." " si, il veut ,je l emmene, c est à Cimiez, un foyer de jeunes, tu veux bien? je dis oui." attends là, je vais chercher mon vehicule et t y emmene!." ainsi fu dit , fut fait. c est ainsi qu apres minuit, ce soir là, je faisai connaisssance avec le Foyer de l Oncle Paul, dont j ai deja parlé., dans un article precedent  "Rencontres diverses et variées"  ainsi que le contexte d existence.

                                                        Le plus piquant de l histoire , et depuis, je ne crois plus au hasard, le jeune homme, en question s avéra être, plus tard, en 1972, le beau frère, de mon frere, sa  soeur paulette,etant sa femme et maman du petit julien, mon neveu, né en 1975., il tenait à l epoque un magasin de deux roues pres de l eglise, de la rue Estiennes d Orves. Je le revis une seule fois, et la surprise fut reciproque de nous revoir, et de constater que l on se connaissait, sans savoir que les familles etaient alliées, alors que par ailleursd j avais refait , entre temps ma vie en Alsace......

                                                       Le lendemain, je ne fus pas à mon travail à l heure, car les responsables du foyer, voulait faire enquête, pour savoir :" comment , qui , pourquoi, " j etais arrive parmi eux...

                                                          Cela pris 2 heures. Enfin , un responsable m emmena au travail, où je trouvais un patron inquiet, et aussi decu, car je ne lui avais pas confié mes problèmes " Comment, pourquoi m avoir rien dit?"  j indiquai " j avais honte et peur de perdre mon emploi" Il fut surpris de ma reponse. Enfin cela se passa mieux, il etait rassuré par la suite sachant qu des personnes pouvaient prendre le relais de responsabilite....Bien entendu, cela , n alllait pas en resté là, et  quelques jours plus tard ,je fus convoqué à Gioffredo, où un inspecteur de police, tres gentil, etait chargé de faire enquête sur  moi, sur le cheminement de ma vie, et les circontances m ayant amené au foyer....Cela etait pour le juge, sans doute. Cet inspecteur etait tout étonné, que ne  fusses pas "mal tourné" avec toutes les peripities de ma vie... J indiquai qu une force et certaine education , m avait sansdoute evité cela, et que si, j etais entouré, et apprecié, mes revoltes seraient canalisées...Ensuite, je n  entendis plus parlé de rien, et mon sejour fut agrée au foyer.

                                                         Je n ai pas parle du travail qui m etais confié depuis le 16 octobre 1968: vendeur et magasinier dans une entreprise de gros, de droguerie, qui desservait toutes les petites surfaces de Nice et toutes les vallées, autour de Nice.  A coté de la reception des lessives, de toutes marques, que nous devions ranger en quinquonce , et autres marchandises à mette en rayon, il s agissait de preparer les commandes des tournées, pour chaque jour differents, et retenir les 2500 articles de cet entrepot, visualiser au plus vite les emplacements, car aussi il s agissait aussi de servir les clients , venant en direct , au magasin-entrepôt . Le patron avait 2 fils, l un representant , l autre comptable , plus une secretaire, et un collegue , plus 2 chauffeurs livreurs, l un pour la ville, l autre pour les vallées, plus un extra, venant les jours de livraison de lessives....plus la patronne, une forte femme qui faisait marcher tout ce petit monde, forte femme dans les deux sens du terme, alors que son mari etait sec et petit, mais tres humain. Un Parisien , ayant epousé une Nicoise.....à ce que je sus. Ils habitaient le Mont Boron, pres de Villefranche sur mer....Je n y fis jamais invite , ni vu la maison.

                                                          Debut juin69, commencait pour moi, une nouvelle vie...

                                                           Je me retrouvais dans une chambre du foyer de jeunes travailleurs, avec mon vendeur de roses, et apres quelques jours, un ancien copain de colllege, Jean Paul Am...dont j ai deja parlé, dans l article" rencontres diverses et variées"....je m achetai un pantalon beige, mon ceinturon napoleon et deux belles chemises brodées.. tout cela pour le dimanche et mes sorties... Bien entendu, quand le foyer apprit que je voulais aussi travailler le dimanche, au camping, Mr jean Fre... s y opposa et je ne pus y aller.. je passai par des periodes de doutes et joies, alors je me souviens des etreintes amicales de mr jean pour me consoler et m encourager à tenir le coup.

                                                           j avais envie de creation: alors sur le mur de ma chambre je dessinai, et peignai un paysage... une eclaircie financiere apparaisssait, le foyer me coutait 270 frs et il me restait presque 300 frcs par mois ,somme que je n avais jamais eu à disposition ...et pour une longue durée....j etais mensualise, plus tard, Pompidou accedant au pouvoir, celle ci devenait automatique....etant mineur, le foyer refusant de m emanciper, c est une perpective d une halte, de 2 ans qui s ouvrait devant moi, mon pere ayant parait il transferé sa responsabilité au foyer....

                                                            L argent du salaire m etait donné en especes dans une enveloppe , donc de façon visuelle, je n etais pas enclin à le disperser...

                                                             Je reperai rapidement, les moyens de joindre mon travail, à pied, en passant par le Monastere de Cimiez et ses jardins, descendre des escaliers qui menaient au Paillon, le longeant jusqu au palais des expo, et bifurquer jusqu a la place Riquier.... en longeant DON BOSCO, d' où venaient les Createurs du Foyer ; cela me prenait une demi heure, soit  4 fois par jour, de ce sport forcé, faisait que je n etais pas epais, presque malingre, mais je tenais le coup, je mangeais de bon appetit et la cuisinière yvette, me servait bien....ainsi mon corps profitait bien des efforts deployés... 

                                                           L automne vint, alors avec un peu d economies, j achetai un tourne disque et des diques classiques.....plus tard ce serait un mange disque , en 1970, avec mon disque prefere de l epoque : "eloise" que je baladerai avecc un copain, sur la Promenade des anglais, au grand dam ,  et des regard furibonds des " rombières" promenants leurs petits chiens, tout enrubannés.. faut le voir pour le croire les " chiens chiens à mèmères...!" 

                                                          j ai aussi, en 1969, souscrit à une ecole par correspondance, pour appronfondir mes connaissances, et j achetai, aussi mon encycopedie autodiactique Quillet, et une collection de litterature francaise, à l expo internationale du Livre, au palais des expositions, à credit.. C etait comme si, apres un couvercle ,sur une marmitte, celui ci etait souleve  et un vent de curiosités diverses explosait...  

                                                           Juillet 69, verra la rencontre,qui me permettra de perdre mon pucelage, comme je le decris cela dans " puceau n est plus" sur ce blog.

                                                            Quand je regarde en arriere, cette periode, je me dis , que dans le flot des evenements, aussi subits, que non previsibles, comment mon corps et ma spyché ont ils tenu le coup? ou prenais je cette force? et ces gens rencontrés et qui m ont aide, je ne crois pas que c 'etait le fruit du hasard.... La suite l a confirmé, et je le raconte, dans "respiration holotropique" avec ma rencontre avec le Divin , en fevrier 1998, soit  29 ans plus tard....  

                                                           C' est la periode, à partir de juin 69, de l amitié naissante avec des passionné de motos ou deux roues.... Plus tard, l un deux, feru de motos, achetera une Bultaco, aura des mal de dos, je le masserai, je decouvrirai, à mon insu , que cela lui faisait du bien, sans m interroger sur ce don qui me sera révélé 21 ans plus tard.....par une voyante, alors que j avais créé mon centre de Remise en Forme,en Alsace, et que je voulais dejà le fermer, mecontent de la maniere et au rytme cela fonctionnait , fin 1990.

                                                            Cette re-decouverte m amenera à apprendre , plusieurs techniques, et qui sont decrites, dans un temoignage  "randonnées surprises" ,  de ce blog, mais cela est une autre histoire que je conterai plus tard..                                           

                                                        

                                                    

                                                    

                                                             

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18 avril 2006 2 18 /04 /avril /2006 12:42

                                                       Au lendemain, de mon arrivée, cet octobre 1966, à Nice, apres mon retour d Angers, Maman m emmena  à ma nouvelle école: L ecole Ste Jeanne d arc, où m accueilli un certain mr Jouffrey, rouquin, , grand, à l oeil vif d inteligence et de curiosite.....

                                                       j avais, encore 2 ans de retard, sur une dite scolarité "normale", mes camarades ayant tout au plus , 14 ans et la fin de leur scolarité ,étant pour la plupart leur certicicat d etudes , comme moi, dont c etait le challenge, pour l année 1967. je sympathisai rapidement, et le midi, apres le repas , c etait le jeu de 1000 francs qui allait occuper, nos esprits ,avec mr jouffrey. Apres l ecole c etait l 'arrêt à la marchande bonbons pour quelques centimes et nos chemins se separaient au bas de l avenue Borriglione..... J ai souvenir de Cabezon, qui sera engagé à la Sncf, et d un jeune blond aimant la mode, d un autre peignant des galets, et les vendant comme presse papier, et d un costaud joël.....

                                                       Apres la classe, à la maison , c etait l entretien de l 'appartement, et à cela il y avait une bonne raison que Maman se plaisait à rappeler : " souviens toi, le docteur Darcourt a dit que tu etais guéri , mais qu il fallait t occuper" !.. Ainsi le menage n avait plus de secret pour moi: vaisselle , cirage de parquet , lavage des carreaux de gres noirs et blanc, du couloir,  brilllance à la chamoisine des  chaises louis XIII, à haut dossier, du bufffet Henri II à colonnettes,et tout y quanti..... 

                                                       L année scolaire passa vite et j obtins mon certificat d etudes en juin 67, et apres un sejour, à aider au patronage de l ecole ste jeanne d arc , ce fut mon 1er emploi dans un camping international  " Lou Pistou " à Cagnes sur Mer, tenu par pour la partie restaurant par mr Dandre et sa maman pour l épicerie, la partie camping etant géré par les propriétaires Mme, Mr Agosto.

                                                      Dans ce  camping , logé sous une tente, pres de la cuisine, lever à 6h30, j  j'allai en cuisine, preparer la pate brisée , sur un plan en bois, pour les tartes, prevues au menu, tartes qui obtenaient succes et que Mme dandré se plaisait à dire: " fabriquée par le jeune". En effet j aimais petrir cette pâte et j y trouvai meme une certaine sensualité, à manier et melangeai les differents éléments.. 

                                                    Je réceptionnai, l arrivage de l épicerie et legumes, le matin,;servai le petit dejeuner en terrasse, s il y avait lieu, et  en matinée, à la cuisine aidait à la préparation des plats, du menu du jour.... j ai appris beaucoup.... mon salaire etait de 300 francs, nourri , logé, une dame s occupant de mon linge , les pourboires etaient génereux, de l ordre de 300 à 400 francs, selon les mois, les Belges du mois d août etant les plus généreux, (pour cette année là, pas de congés bien sûr). Juillet et Juin etant les mois de villegiature des Anglais et des Allemands.

                                                     Certains belges n hésitaient pas à me laisser 5 francs de pourboire,ce qui etait une somme consequente quand on sait le taux horaire était à l epoque, de 3 francs ou moins...Les cartes etaient ecrites en anglais, allemands et francais.. le menu du jour affiché, sur un tableau, à l entrée du camping, permettant de retenir son plat à emporter,sous la tente ou retenir sa table, à midi, pour les occupants du camping; menu au prix de 8 francs et 50 cts de l époque.

                                                        Le coucher etait à 23 heures et plus , c etait selon, une coupure àprès 15h jusqu'à 18h., j en profitai pour faire sieste et lire... Pour service,au restaurant du soir , comme à midi. Je mangeai à  11heures  et 18h,avec les patrons, genereux , car , il m arrivait de manger un demi poulet à moi tout seul, boisson orangina à gogo, comme ils disaient " tu travailles , tu manges !"  la tenue, etait decontracte , mais propre: chemise ou polo,  pantalon ou schort, mais sans cravate ni noeud papillon... 

                                                       Le salaire, Monique, ma soeur, venait le chercher, mais je me gardai de donner mon pourboire, celui ci me servant à ma culture génrérale, par l achat de livres sur la collection "Enigmes de L univers" de Robert Charroux et les livres sur le Nazisme et les camps de concentration et les expériences medicales du Dr Mengele......

                                                        Bien entendu, mon statut etait illegal , du moins, dans sa forme, et mon revenu n etait pas declaré, et je devais me garder sur mes gardes, pour eviter de susciter curiosité , d une inspection..... Mais cela etait un arrangement entre les parents et les gérants,dont je me suis à l époque, garder de contester la decision.....J etais apprécié et mr Dandré, m avait pris en amitié, et comprenait difficilement, le rejet dont j etais l objet , même s il admettait, que mon sejour chez etait formatif...

                                                         En septembre 67, apres ce premier séjour, les parents considérant peut être que mon avenir, était dans l hôtellerie, me placèrent dans un retaurant du port de Nice,  La vedette, mais l ambiance etait si mauvaise, et tellement différente de celle du camping , que je tins pas longtemps, et le quitta.

                                                         Maman , se souvenant, que j avais quelque don manuel, tenant son atelier de couture, confectionnant , à l epoque des modèles uniques pour des Dames , s etait mise dans la tete d y ajouter des ceintures et babioles ajourées....Par ses relations, elle connaissait un émailleur d art, et ainsi, je me vis aller chez Mr TOURNIER, pour apprendre l emaillage.....pour un salaire de de 30 francs par mois., 1 franc par jour comme apprenti.

                                                         J y restai , 3 mois, suffisamment pour y apprendre la base de fabrication, et le paillon argenté..., la pose de décor, aussi, mais travaillant, au néon, toute la journée, ma vue baissant,  le contrat ne pût ête signé ,à mon grand regret. Je me souviens d une dame Belge et de sa tarte au citron, de son habileté à poser decor à la plume,des emaux, sur les faces des pièces preparées par nous, les jeunes. Et j appris aussi, à relativiser, la beaute feminine....

                                                         il me faut la raconter cette anecdocte

                                                         " Mr Tournier avait une representante, pour vendre ses emaux; elle etait grande, le mollet bien fait, un visage rosé,,bien maquillé, apprêté, un oeil marqué d un discret dessin, une poitrine de bon aloi,une mise d habits de bon goût, tissu Chanel,chaussures et accesoires assortis.....

                                                          Nous puceaux, du moins je le suppose pour d autres, tournions comme des mouches,quand elle venait à l atelier..ce qui ne lui deplaisait pas. nous ne pouvions pas lui donner d âge, mais plutot un "age encore bien conservé " .....40,45 ans et l escuse de notre jeune âge nous faisait dire ," c est dans les anciennes casseroles que l on fait les meilleures soupes"  et chacun de fantasmer sur ce brin de femme désirable.. nous etions 3 jeunots à baver sur cela....Un jour, pourtant la realite allait me faire decouvrir une autre realité:  Maman, voulait que je demande à Mr Tournier, les echantillons de collection: broches, boucles de ceintures etc....Sur sa demande, Mr Tournier,me demanda d aller, boulevard Tzarewitch, prendre valise, chez la representante,pour le lendemain matin,et ce, devant mes camarades, qui opinant et force clins d oeil, me firent comprendre que j avais de la chance...Le matin même, je me presentai à belle demeure, porte polie, heurtoir en laiton, et frappai à la porte.....quelques instants plus tard, une porte s ouvrait, une femme d un certain àge m ouvrait en peignoir.....j eus du mal à la reconnaitre.  : le peignoir ne cachait pas grand chose d une peau ridée de la poitrine,... des poches , que dis je, des "valises sous les yeux" d un visage non apprêté alterait l image que j en avais auparavant...

                                                        C etait le visage d une femme marquée, les cheveux en bataille, et non relevés en un chignon soigné; pieds nus,les chevilles et bas de jambes un peu seches, dans des chaussons ,elle achevait de detruire l objet de notre phantasme. J entrai dans le vestibule et attendit le retour de la dame,avec l objet cherché,la valise.

                                                         Quand je la quitti,je me demandai si j avais fait un mauvais reve... je regagnai, l atelier, et je dus conter, parce qu empressées, de la part de mes copains,la visite à la "Dame".

                                                         Ils furent naturellement décus, et même si ,charité bien ordonnée, nous fit pas, même sentir à la representante, que tout ce qu elle portait , etait de loin , beaucoup factice, nous fûmes , moins comme des mouches, autour d elle, à chacune de ses prochaines visites..

                                                       .Ainsi, je decouvrais,à peine 17 ans,que le maquillage, et la tenue vestimentaire, une coiffure soignée, des chaussures qui galbent un mollet, peuvent tromper son monde....." Quelques temps plus tard, je quittai mr Tournier , à regret, pour les raisons dites plus haut.

.                                                           Ensuite ce fut chez un tapissier, Balestra, rue Smolet,où, le travail de sommier metallique  ne me plut pas , seulement le decapage du bois et sa remise en état, avec  le père du patron, m attirait et ne je restait pas,malgré tout..

                                                          Nous étions debut 1968, et en desespoir de cause , Maman, me plaça un temps, chez un boulanger , la Panetterie moderne, "des pieds noirs," considerant sans doute le personnel, corvéable à merci.." comme la bas dis.".travaillai la nuit, de 23heures a 12 heures,dorait les croissants et autres activites..abusait d heures..où je restai jusqu au début des événements de Mai 68.....

                                                          Je n étais pas autiste des évenements du Monde:

                                                           en 1967, c etait les évements d Israel, et la guerre des 6 jours.....

                                                            Plus personnellement , Maman,victime d un  vol, d un certain representant juif, Cohen, de sa collection de prêt à porter, qui la fit reproduire, au Magreb, ce qui ne manqua pas, de rejaillir , en ambiance mauvaise sur la famille... Cet evenement du vol de son representant me choqua et peina beaucoup. 

                                                            Même un courrier à Couve de Murville, alors ministre des affaires étrangères, du General de Gaulle , pour denoncer les faits, de sa part, n y fit rien, aucune extradition , ne pouvant être faite à ce moment là, aucun accord n existant , à l époque, entre Israel et la France.

                                                            Ce fut l époque aussi, où commencait la serie des "papiers bleus d huissiers", dans la boite aux lettres en acajou de la Rue Alphonse Karr, et les allées et venues chez maître Bessières, sous les arcades du casino Municipal,face au jardin 1er, où maman m envoyait porter enveloppes.

                                                           1967,c' etai l epoque, où Maman lançait sur Nice,la jupe-culotte, et Monique, avec ses 15 ans servait de modèle, suscitant surprises à Ste Clotilde, école privée,tenue par des Bonnes Soeurs, qu elle frequentait... .Je l accompagnai ,en Ville, parfois,  ravie,et les garcons se retournaient sur son passage....Belles gambettes , en effet, mais pour moi, ce comportement était deplacé, voir vulgaire de la part de ceux ci..

                                                            Les differentes affaires concernant Israel  ( frégates volées dans le port de Cherbourg, puis les évènement des 6 jours)  me faisaient dire: " qu'ils n avaient rien compris, avec la shoa"  et les dires de De Gaulle " c est un peuple sûr et dominateur" suscitaient chez moi un debut de rejet et de haine ,heureusement vite disparus, car d autres commercants juifs,pour compenser la perte du vol, lui avait donné nouveau delai, à maman, et commandes pour redresser la situation.....Il faut dire que la profession de pret à porter et les bijoux etait le champ gardé de la population Juive de la Ville de Nice; dire cela n est pas faire une discrimination , mais constater que les évenements d Algérie, alors que j etais en pension, avait emmené , sur la Côte, une population de" pieds noirs d origine juive", qui après le traumatisme du depart de l Algérie ,avait su se refaire une santé financière, autrement, et dans d autres segments d activites , pour parler comme un homme de marketing.

                                                               Je sentais bien à la maison,une sorte de depit,comme si, au Francais de souche, on avait pris quelque chose, ou si, ceux de loin, nes si loin,ne pouvaient avoir même chance.....Pourtant la famille de mon père, avait defendu Dreyfus au siecle dernier, et je sentai une sorte de decalage sociologique.....Est  ce les lectures du journal Minute, du Canard  enchaîné, de mon père qui amenaientt ce genre d attitude?  j en sais rien, et ces lectures me faisaient rire plutot que d approuver ce genre  d opinions.

                                                            Maman ne vendait  pas en direct , mais fabriquait des collections pour differentes boutiques... je me rappelle d une : CASH AND CARRY, qui faisait défiler les modèles, sous son nom, étant fabriqués par Maman.  Nous vivions , toujours, à l avance pour la mode, avec 6 mois d avance, Maman preparant la collection d hiver en été, et vice versa....Maman passait 15 a 17 heures dans son atelier , viandox sur viandox.....ses nerfs etaient soumis à rudes epreuves. J aimais l odeur des tissus, rangés sur les etagères.... les modeles des magazines......Maman me faisait parfois fabriquer des boutons avec des restes de tissus, avec la machine à emboutir,;ramasser les aiguilles avec un gros aimant , sur la moquette ou parquet de l atelier...quand elle ne tolerait que je fisse rien en sa presence , à l atelier.

                                                            C etait , l époque où, Maman assurait le revenu de la famille, en 1967, car papa etait au chômage....Le couple n' allait pas au mieux ,faisait chambre à part, Maman dormant au salon avec Monique, une cloison en bois separant, la salle à manger devenue notre chambre , à mon frere et a moi.... Notre chambre , du temps où nous etions petits , devenant la chambre du père......Le dimanche , Maman invitant la grand mère ( mère de mon pere ) à partager le repas dominical, qu elle s empressai de payer, en donnant à nous trois, quelques sous, pour ne rien devoir......Ambiance, ambiance.... D' ailleurs , ne se privant pas de rappeler, que nous etions chez elle, car l appartement lui appartenait.......

                                                         Mai  68, est là, avec ce que cela pût comporter d exces : des magasins vides, avec des reflexes pour certains de faire provisions à outrances... je me souviens aussi d une ville paralysée...plus de transport,  ,d une chienlit  comme disait l' Autre, à nulle autre pareille  !. 

                                                         C est l époque , aussi , où Maman considerant que peut être mon avenir serait mieux dans l armée ou  Marine , me fit inscrire pour Toulon, je passai les tests, choisi specialite : Timonier, mais ma vue, avec leger strabisme decelé, fit refus de l engagement.

                                                           Juin 68 est vite là, et je retourne chez mr Dandré au camping "Lou pistou", au grand bonheur de celui ci....mais les evenements vont se precipiter pour moi, sans qu une fois je pus deceler quoi que ce soit......Bien entendu, sachant dejà ce qu il y a lieu de faire, la remise en jambes est vite faite, et cette année là j aurai des aides pour l été: 2 garcons et une fille, les affaires marchant bien  apres le traumatisme du Printemps.....il y eut la peur du vide du pouvoir , la fuite de De Gaulle à Baden Baden, le retournement de situation, les accords de Grenelle, les interventions de De Gaulle à la télé,les promesses de reformes qui rassuraient un peu: j entendai et ecoutait beaucoup les reflexions des gens.....

                                                              Pompidou, parti, certains, considerant qu il était l otage des juifs étaient contents, beaucoup l' assimilait à la famille Rotschild....et à une certaine trahison envers  De Gaulle; d ailleurs, un certain Chirac, depuis 1 an , createur des ANPE,  se faisait remarquer....

                                                             Mais l été est là, et les gens veulent oublier....

                                                              Mais les evénements internationaux vont secouer un peu cette torpeur:l entrée des chars russes dans Prague,le rêve d une revolution tranquille de Dubchec, écroulée , le sacrifice de jeunes immolé par le feu, le coup de force de Brejnev vont desiller les yeux de  quelques uns...et ramener un peu de cette realité d un monde coupé en deux, par deux regimes economiques différents....C est de cette epoque nait , en moi, une conscience politique et le desir pour plus tard, d y changer quelque chose..... j adhère, et le formule à mes parents, que le programme de De Gaulle, me plait et que ses reformes sont juste à propos...à mon retour de chez Dandré,du camping "lou pistou,ce qui ne manqua pas de creer des tensions , car pour eux , le grand Charles etait le diable, depuis la fin de la Guerre..pour des raisons que j ignorais à l epoque. 

                                                          Pour moi, plus personnellement ,  à quelques jours de ces evenements, un dimanche d aout  68, Mr Dandré, me demande de renter chez moi. Surpris, il ne veut pas m en dire la raison, alors que le service  du dimanche est primordial, et je prends le bus "rapide cote d azur jaune" pour rentrer sur Nice .

                                                         Je remarquai bien, les volets fermes de l appartement , montai quatre à quatre l escalier et sonnai. " Ha, c est toi, te voilà ! " dixit grand mère. " Ta mère a quitté ton père , il est dans sa chambre, ta mère à l atelier de confection , va la voir" . Ce que je fis.

                                                          Arrivé à l atelier, maman m annonce tout de go  :" te voilà, bon , avec ton père cela ne va plus, j ai pris quelques dispositions: un appartement, pour ta soeur, ton frere et moi;  toi , tu reste chez Dandré, d ailleurs je lui demande de te garder un mois  de plus , septembre et après on verra, pour l' armée, un engagement ou autre , tu peux disposer, voici une lettre pour mr Dandré , vas y ,tu vas rater ton bus !" 

                                                        J etais abasourdi, étrangement calme, et pourtant, arrivé, pres du camping, je prenai un chemin détourné et là ,je versai toutes les larmes de mon corps, à l abri des regards car je comprenai difficilement, cette difference de traitement......Bien etendu, Mr Dandré accepta de me garder, un mois de plus, malgre que le mois de septembre fut moins afffluent, en terme de clientèle, et il fit même le geste de me ramener à l appartement, à la fin du mois, le coffre de la voiture empli de victuailles, car celles-ci perissables , ne pouvaient rester à l epicerie, le camping fermé durant l hiver.

                                                        Debut octobre je fis le déplacement jusqu à Tarascon, malgré les greves de transport, et bien qu arrivé par mes propres moyens, je dormis là, je fis les test.Je me souviens du gradé de service, voyant le pedigré de ma vie me dire " petit, tu crois pas que tu as connu un peu notre regime  de discipline, avec les differentes periodes de pension? Et ta famille a sans doute besoin de toi, alors tu prends tes affaires et rentre à la maison, et même le certificat de ton medecin, pour certifier ta guerison ou ton mieux, ne changera rien, même si je concois que sans armée,comme tu le dis, tu ne pourrai renter en fonction publique plus tard.."  je reparti, avec d autres,... des 3 jours je fis 1 journée et demi, et en route pour Marseille, (où, ma mère , ne le sus jamais), avec des camarades ayant percu mon dénuement moral, à qui j avais donné mes "troupes", ne fumant pas,m invitèrent dans le quartier du panier, la rue Tubano, où les filles et les bars furent nombreux....Je me souviens pas de grand chose , sinon d une chambre, où je m endormai comme une masse et me reveillai avec mal de tete, un peu d argent, pres de mon lit et mon billet d armée de train pour retour pour Nice, ayant egaré mon porte feuille. Un camarade, resté là, à mon reveil qui rejoignait Toulon fit le voyage avec moi et m expliqua la soirée , où je supporta pas longtemps, les differentes virées...Le soir du 3eme jour j etais de retour, a Nice , où j expliquai à Maman, que l armée avait formulé refus d engagement et que pour mon service: "on verra"

                                                      Je percus chez elle deception , et elle me dit  :" puisque c est ainsi, tu vas prendre le journal et chercheras un travail qui te plait et ira te presenter" ! Cela dura quelques jours, jusqu à mon jour anniversaire , le 16 octobre 68,où je décrochai un emploi de magasinier dans un etablissement de droguerie en gros, les Etablissements Thonon, au no 59 de la rue Arson, en face du monument aux morts de Riquier.  Salaire de 550 francs , par mois,pour 40 heures par semaine.

                                                      Je l ignorai, encore mais cet emploi, à l age de 18 ans, allait signer mon entrée dans la vie active....

                                                    

 

                             

  

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15 avril 2006 6 15 /04 /avril /2006 15:52

                                       Il y a tres longtemps, 

                                       alors que mes vingts n etaient pas encore eclos, et que mon orientation sexuelle, n etait pas encore bien definie, celle ci balancant entre 2 mondes, le monde s ecroulant devant moi: 

                                        il y avait eu mai 68, avec toutes les certitudes ecroulées,

                                        Le printemps de Prague , balayé par les chars russes , Dubchek,arrêté......

                                       Les parents se séparant, ce même mois d aout 68......

                                        Un travail, qui commencait à me plaire , apres d autres expériences de travail,  et puis patatras....en mai 69, me retrouvant à la rue, dans la bonne ville de Nice, je fus amené à frequenter, du fait de ma minorité, (en 1969) à accepter un hebergement, dans des circonstances ,que je preciserai plus tard, dans un foyer de jeunes travailleurs, qui , à l epoque, se situait , Chemin de Brancolar, sur les hauts de Cimiez....

                                       Ce foyer de jeunes travailleurs, avait une population de jeunes de tous bords, ayant eu, soit des difficultes sociales ou judiciaires, ou tout simplement ayant choisi cet hebergement parce que moins cher que louer un appartement.....je pense à ces Sospellois (du village de Sospel) qui y ont trouvé gites et couverts, en même temps que la compagnie d autres garcons moins chanceux, mais qui faisaient un melange de situations, d opinions, un brassage social propice, pour certains, à des remises en route, des remises en causes et de nouveaux departs dans la vie.....

                                           Ce foyer de jeunes Travailleurs s appelait Foyer de L Oncle Paul, il s etait appelé auparavant " La guitare", le panneau existait encore en 1969.....L initiative de ces lieux etait due à 2 Salésiens (frères de DON BOSCO), Jean FRE......et Bruno DU.......l un frere , et l autre pretre ( je le decouvrirai plus tard) avec une licence de sociologie.).....Il y eut d autres personnes: jean Louis BOU...., Yvette , la cuisinière, Pierre AMH.....l intendant, Bernard S......les secrétaires au bureau.....qui n avaient que le souci de bien faire, pour nous aider les uns et les autres, à cheminer dans nos petites vies qui commençaient.....

                                            Pourtant tout n etait pas rose, à commencer par l environnement social ( nous etions voisins de gens huppés qui ne tolerait pas notre compagnie) et la Mairie de Nice, conduite à l epoque, par Jacques Medecin reluquait sur ce terrain,où des habitats dispersés ( 3 villas)abritaient des jeunes pas conformes à leurs voeux....Ces 2 bons Samaritains des Temps Modernes que l on   prenait, pour des illuminés, avaient commencé, à mettre en route un projet plus vaste de construction d un batiment, sur ce terrain, ensoleillé....

                                            Ce projet, verra le jour dans l'année 1972, et ironie de l histoire, deviendra , à ce que j en sus plus tard, un batiment destiné a la police......

                                                   Là ,où de jeunes delinquants primaires, avaient traîné leurs guêtres, des representants de l ordre établi, s établiraient.....plus tard. 

                                                    Même dans les rêves les plus fous, je doute que nos deux Initiateurs y aient songé une seule fois.....

                                             En effet , certains jeunes , avaient maille à partir, avec gens de justice et police, pour differents delits, et la dite justice,dans un souci de compromis et lacheté sans doute, envoyait à notre cher Bruno et Jean, afin qu ils leur trouvent un travail, condition indispensable, pour eviter la prison , en etant sous contrôle judiciaire, ou sursis...Pour la Bourgeoisie de Nice, les 2 bons Samaritains des Temps modernes, allaient resoudre les problèmes, que la dite sociéte, par ses exces de lucre, de luxe, de tape à l oeil, n avait pas réussi à éliminer. 

                                            Et Nous, les anonymes,les sans problèmes judiciaires, que faisions nous? tout simplement, on soutenait,par notre presence et non discrimination, ces" jeunes perdus sans collier", c etait peu et beaucoup à la fois..

                                             C est 2 mois plus tard, ainsi que je le contai, dans un precedent article,sur ce blog,,que j'eus une nuit tres longue ( puceau n est plus......) qui m a laissé un souvenir, pas encore disparu, ce jour.

                                            Quelles rencontres peut on faire dans ce genre de lieu?

                                            Elles sont nombreuses:

                                            Il y a celle, inattendue, d un ancien copain de pensionnat,qui devenu beau et le sachant, en abusait un peu, soit par violence, par charme , pour arriver à ses fins, n est ce pas Jean Paul?....

                                           Celles , mordus de motos et deux roues, sacrifiant, tous leurs salaires à leur passion, et dont même un membre, se tuera, sur la route d Aix, quelques années plus tard....ce qui se traduira par une mefiance et une repulsion instinctve pour ces engins pendant longtemps,pour moi..

                                            Celle d un prenom homonyme, tombé amoureux d une "belle", l a mettant enceinte, boulanger de son état,et retournant avec elle dans son beau pays du côté de haute provence....

                                            Celle du ferronier, Sospellois, étrenant sa Peugeot 104,fleurant bon le skai et de couleur bleu ciel....et qui de temps en temps s arrêtait pour me prendre en chemin, de mon travail au foyer....

                                           Celle d un serge LUZ....., harponné par une femme de Hollande, qui devra conduire ses affaires, et l epousera peut être....Ce serge,à qui je donnai où plutot offrait des patins sur glace,passionné par ce sport, sur la patinoire de Nice, sur l est de la Ville....de cette époque là.

                                           Celle , de ce jeune , vendeur de roses, attentionné pour elles, les bichonnant, pour que nuit tombée, dans les restaurants de Nice,elles soient mises, par amoureux transi, entre les jolis doigts des promises, et qui lui servait ,à lui, de ressouces alimentaires....Lui chevelu, pas beaucoup peigné , mais à qui son allure,faisait donner....

                                            Celle , de ce "tapeur", pas beaucoup connu , mais suffisamment ,pour que lui prête quelques sous, que je je reverai jamais et qui aimait arpenter le Jardin albert 1er..... 

                                            Celle , de ce jeune Serge, d origine russe , et qui passionné de photographies, noir et blanc,avait réussi à convaincre Bruno , d en installer un, pres de la chapelle "secrete", dans un petit mas, pres des villas...

                                           Celle de ce jeune boulanger de Sospel, à qui je faisai don ou prêt d une veste, en poil de chameau, jamais revu....ROSTAG...... je crois.

                                            Celle, enfin, de ce jeune garcon, aux yeux verts ou bleus, imberbe,au début, barbu plus tard, jardinier, de son état,sur les colllines de Caucade, où les oeillets de la Côte,n avaient plus de secrets pour lui....et même ces mains, habituées à manier l oeillet-fleur, savaient manier l oeillet d autre sorte, dans "des jeux de mains , jeux de vilains" dont j ai encore le souvenir de nuit ou d apres midi-piège, n este ce pas Robert LAZ......?

                                            Je pourrai, à l 'image de Villon, dire comme "Rutebeuf, que sont mes amis devenus?" Mais je n en dis rien, sachant que si le Destin ,en a decide ainsi, peut être, nos routes se croiseront encore,même 40 ans plus tard.

 

 

  

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21 février 2006 2 21 /02 /février /2006 23:08

              C est un petit hameau....

              Juste de trois maisons unies, après le pont .....ce n'est pas encore, la station d aujourdh hui, et le petit garçon que je suis, s emerveille devant cette neige etalée de part et d autre de la route...
              Ce n est pas les Alpes, les monts sont arrondis, et  puis ,depuis le batiment,qui nous sert de pension, on percoit quelques sommets dont la "la tete de chien"..
              J entends le train qui descend sur Laveissiere et Murat,bientot je connaitrai la prairie des saignes, qui est encore un grand vallon et de là, on percoit le Plomb du Cantal....
               La neige est poudreuse, et nos ebats de jeunes garcons emplissent deja,par nos cris, la contrée, du Lioran. qui ne s appelle pas encore SuperLioran....
               Dans quelques années, grace à l entregent, d un president,natif de Monboudif, (village a côté...)du Cantal..Mr Pompidou, cet hameau se reveillera, et ce sera fini, du caractere esseulé, de ce coin de France , et il deviendra la station à la mode de ce coin d auvergne , encore cher a mon coeur.......
               Je ne  l ai pas encore revu depuis, à part quelques photos...mais plus personne n aura le privilege seul, comme je l ai fait avec d autres de fouler la prairie des saignes, vide de toutes constructions et routes.....s assoir sur un tronc, couché , là ,pour s entretenir, une fois l ete 1964, avec un certain mr Lenormand (paix à son âme) de Pont Saint Esprit... parler avec lui 3 heures durant.......et qui s interressait au petit adoslescent de 13 ans.,qui a su l ecouter,lui apporter ce supplément d âme,.de générosite, d écoute, pour ensuite ,ayant rejoint le groupe, apres le dîner, frapper à la porte de la pension, m apporter, un souvenir de lui: une biche avec barometre,sur bois, qu il avait sans doute acheté à l hotellerie,bar ,souvenirs, du hameau.
                Je revoie le regard étonné de mes camarades.......
.                Je ne le reverrai jamais..
                 Je me souviens avec un autre camarade être passé sur notre luge entre les jambes d un skieur, lancé, à ne plus savoir freiner.....wouah, quelle peur ce jour la....!  et quelle engueulade aussi!.....de la part de l educateur.
                 Voir les ecureuils,sauter de branches en branches ...écouter la nature, s assoir près de notre arbre préféré...et manger nos tartines de confitures l été,au mois d aout......
                 Cela fera 3 saisons 1964,65,66......avril et août......mes narines ont encore l odeur de ce bois de la scierie, en descendant sur Laveissiere......
                 Et puis ces burons, où l on travaile à l ancienne , le Cantal, a l odeur si parfumée, que l on croit qu il a été roulé dans les fleurs du pays...Roulé, il peut, car il ressemble à une roue, que l on charge au bord de la route dans des camions pour finir sa maturite quelques part......
                 En ete, le Puy Mary et le Puy Griou, le Griounou, recevront notre visite, avec ces pierres, que nous foulerons et font un bruit de vaisselle cassée......
                 Le paysan est bourru,mais accueillant, il aime les enfants, les ados, qui s interessent à ce qu il fait......
                .En été, on s essayait à attraper quelques truites avec un mouchoir dans le torrent, c est qu elles ne se laissaient pas facilement prendre, cachées entre les petits rochers, à l ombre.....cela .nous coûtait quelques remontrances, mais que de souvenirs,de joies partagées.....
                Apres tout , nous étions là, pour nous défouler apres onze mois de classe, ......et pas mal de contraintes....

.                Merci Auvergne,  ô prairies, monts verts ou encapuchonnés de blanc, d avoir donné tant de souvenirs,de belles choses vecues,
                Merci auvergnat (e),digne ancetre de Francais,qui a su ouvrir ton coeur, à nos jeux , à nos yeux pleins  de mefiance d abord, puis ensuite de reconnaissance...blessés dans nos intimites de petits garcons, égarés sur les chemin de la vie, vous emplissiez nos corps, de force, pour une année d efforts....
                Merci encore!

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24 janvier 2006 2 24 /01 /janvier /2006 11:00
                                                                  Je m en souviens, comme si c etait hier:"


                                                                   Ce matin du 10 octobre 1966, etant en atelier d equipe a ecouter de la musique, je suis appelé au bureau du directeur, qu ai je fait encore? pensais je, je descendais en blouse grise et oh, surprise maman etait là! " va chercher tes affaires et habilles toi, je viens te chercher!" " oui, c est fini pour toi, chez nous, va a la buanderie , mets tes affaires du dimanche, et rejoins nous.." 

                                                                   Je montai quatre a quatre l escalier de bois tourné, pour rejoindre la buanderie du  3e etage...je m expliquai avec la responsable , on me trouvai encore de quoi mettre, je n eus pas le temps de dire au revoir a mes copains, ni a l educateur Y.. Dav....., le directeur, pris sa voiture et nous emmena  sur la place de l Eglise à Trelazé, où de là, un bus, nous emmenera jusqu à Angers..
.
                                                                   Je remarquai la moue renfrognée, de Maman, je mis cela sur le compte de la fatigue du voyage , sans doute.....l atmosphere etait tendue, dans la voiture, arrivés, le directeur, me fit descendre de l arrière, me fit une bise , qui lui, n en faisait jamais et dit" au revoir, bonne chance et sois sage!.." nous restions la debouts, maman et moi, pendant que la voiture s eloignait, la poignée de mains de ma mere et le regard de ma mère à Chef Henri, m en dirent assez long pour que je puisse deviner ou subodorer une discussion vive avant notre depart du chateau....." au  fait, avant que nous prenions le train,je tiens a ce que nous allions chez Thierry Sigrand ou autre magasin, tu as vu l epouvantail à moineaux que tu es, j en ai honte, je vais pas te ramener a Nice, dans cet accoutrement!"

                                                                     J eus voulu rentre sous terre que c en etait pas moins desir....La mode avait elle tellement changée , que ce jour , que je fus decris pareillement, pourtant c etait ces habits que nous mettions, il y a encore 2 ans, quand nous allions encore a la messe au village.....

                                                                    Sans doute, peut etre allais je  " aux fraises" avec mon pantalon, j avais grandi, quoi....et mon pull etait propre....

                                                                     Enfin le bus arrivais qui nous mena a Angers, aussitot dit, aussitot fait, le 1er magsin de mode homme et enfant reperé, un grand, je me souviens et ce fut un deshabillage  de pied en cap , meme  les dessous et  chaussures.......en cabine , bien sur......."que fait on de tout cela madame?" dit la vendeuse une fois habillé et chaussé " ce que vous voulez ,! y a pas a dire, tu as l air de quelqu un d autre maintenant, n est ce pas madame?" dit Maman. Je me souviens encore du pantalon à chevrons, du polo gris  a rayures bleues horizontales et du blouson, des mocassins noirs.....Bien sur la valise aussi resta au magasin...
.                                                                    Le voyage fut long, silencieux...je percevai une certaine tension, ce changement brusque dans ma vie, en quelques heures, m avait assommé, j essayai de dormir, et puis une angoisse m etreignai " qu allais je devenir, que m avait elle reservé?..

                                                                       je n osai l interroger, de peur d une rebuffade  supplémentaire..

                                                                       Son visage etait fermé, ses yeux gris aciers, lancaient des eclairs..quelles contrarietes faisaient bouillir son être, je ne le sus jamais..apres tant d années, séparé d elle, moi qui, souvent , l avait pleuré le soir, voilà que je la craignais et n osai lui dire merci....pourquoi, pourquoi?
                                                                     Nous arrivâmes a Nice dans la soirée, je retrouvai mes repères, l escalier  face à la gare, et la rue qui me menerai à la rue Alphonse Karr, la porte en fer forgé, l ascenseur d acajou et la porte en faux bois de l appartement  sur le palier de marbre.....d ailleurs, a peine ouvert, les portes de l ascenseur, c etait des cris, que je percevai..Maman sonnai, grand mere ouvrit " ah , c est toi,!.., entre" ,
                                                                      En effet  mon pere et sa mere s etaient encore accroches avant notre arrivée, du moins c est ce que je percus de l explication  de mon a ma mere , apres quelques minutes.. j eus revé meilleur accueil, enfin , au moins j etais "dans le bain" si je puis dire...

                                                                     Maman m indiqua la chambre , où je dormirai avec mon frere, ce ne fut pas les embrassades, avec mon frere, ni avec Monique autant que je m en souviennes.....nous passames à table, et tout de suite " Bon, il faut mettre les choses au point, etre servi, c est fini, tu vas devoir aider a la maison, et pour commencer, apres le repas, ou au fur a mesure du repas, tu debarrasse, et tu feras la vaisselle, on te montreras" me dit Maman ! " et puis , apres, tu iras te coucher, car demain , il faut que je t emmene a l ecole,ta nouvelle ecole, et c est pas à cote, mais du coté de Borriglionne si tu te souviens, ton Pere et moi, tenions au moins que tu ais ton certificat d etudes! apres on verra!, c est clair?"  "oui, maman, "dis je d un ton a peine audible ..."

                                                                   "Parles plus fort et regardes moi quand tu me parles, je vais pas te manger, !" je repetai " oui Maman" " voila qui est mieux, il te faudra un temps de readaptation , mais faudra t y mettre, ton frere te montrera comment traverser les rues, où faire les courses, comment on vit et son rytme, maintenant que tu es revenu...au fait j ai pris rendez vous avec le docteur Darcourt à l hopital Pasteur, pour faire bilan de ta maladie ou de tes nerfs....." " c est tout pour ce soir!" 

                                                                   Mon pere n ouvrit pas la bouche de la soirée, grand mere a part "ah, c est toi, entre" je ne la revis plus de la soirée, elle rentra dans sa chambre pour ne plus en sortir! 

                                                                  Ce fut une nuit horrible, tout se bousculait dans ma tete ...

                                                                 .Ainsi commencait une nouvelle VIE  pour moi...... 

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